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Prix  À part entière 2016, 5e édition.

Lauréates et lauréats


Catégorie Individus

France Geoffroy : pionnière de la danse intégrée au Québec

France Geoffroy est considérée comme la pionnière de la danse intégrée au Québec, et pour cause. Devenue tétraplégique à la suite d’un accident, elle s’intéresse à la danse intégrée. Après des études spécialisées qui l’ont menée jusqu’en Angleterre, elle fonde la compagnie Corpuscule Danse. Désireuse de transmettre sa passion et convaincue de la valeur des arts comme vecteur de participation sociale, elle multiplie les projets et les partenariats dans divers milieux. Défrichant le terrain avec conviction, elle a imposé sa vision pour faire de la danse intégrée un art inclusif et une discipline reconnue, notamment par le Conseil des arts du Canada. Depuis plus de 20 ans, madame Geoffroy foule ainsi la scène, les salles de classe et les studios de danse avec le même désir profond d’offrir une tribune aux personnes handicapées afin qu’elles s’expriment dans toute leur originalité.

Présentation de France Geoffroy

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Cette vidéo présentant madame France GeoffroyCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web. produite en novembre 2016 est disponible dans la chaîne YouTube de l'Office. Vous y trouverez également une version en langue des signes québécoise (LSQ) de la vidéo présentant madame France GeoffroyCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web..

Communiqué de presse de la lauréate de la catégorie Individus

Portrait de France Geoffroy, réalisé dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, édition 2017

Devenue tétraplégique à la suite d’un accident de plongeon à l’âge de 17 ans, France Geoffroy ne se serait jamais imaginé à l’époque être en mesure de poursuivre sa carrière en danse. Et pourtant… Il semble qu’aucun obstacle n’ait été assez grand pour s’imposer entre elle et sa passion pour la danse. Madame Geoffroy est maintenant une artiste reconnue qui foule les scènes depuis plus de 20 ans. En 2000, elle se lance un nouveau défi en fondant sa propre compagnie, Corpuscule Danse, qui cumule diverses expériences, tant du côté de l’enseignement que de la performance.

Ce rêve, qui semblait au départ impossible, a pu devenir réalité grâce à une discipline qui était à l’époque pratiquement inconnue au Québec : la danse intégrée. Véritable pionnière du mouvement au Québec, France Geoffroy est particulièrement fière d’avoir amené les gens à s’intéresser à cette pratique, qui est maintenant partie prenante du milieu de la danse contemporaine professionnelle et une discipline reconnue par le Conseil des arts du Canada. Portrait d’une lauréate et de son œuvre. 

L’art, moteur de participation sociale

« L’art est un moteur de participation sociale, qui permet de créer un pont entre les personnes », confie madame Geoffroy. Une affirmation qui prend tout son sens avec la danse intégrée, qui réunit des danseurs avec et sans incapacité. Selon elle, c’est justement là que réside la force de la danse intégrée : « les gens peuvent s’exprimer et évoluer les uns avec les autres en amenant leurs couleurs, en amenant leur mobilité qui est différente, et enrichir le vocabulaire de la danse. Ça amène d’autres propositions, d’autres images, d’autres poésies. » Les incapacités sont représentées positivement, et la perception des gens s’en trouve modifiée. 

Corpuscule danse… pour les élèves de 5 à 77 ans

En plus de sa carrière professionnelle, France Geoffroy donne également des cours à des élèves de 5 à 77 ans. Il était important pour elle « d’ouvrir de nouvelles perspectives » à ses élèves et de les « aider dans le cheminement d’acceptation de leur incapacité ». Pour elle, la danse est un moyen privilégié d’y arriver, puisqu’il s’agit d’une activité innée chez l’être humain : « quand on est enfant, on met une musique et on se met à bouger. C’est la même chose pour toute personne, handicapée ou non! » Et les bienfaits de ce loisir sont nombreux : « ils sont autant psychologiques que physiques. La danse est bénéfique pour le développement moteur des enfants, pour l’estime de soi. D’amener mes élèves à pouvoir s’exprimer à travers la danse, c’est ça l’objectif. » 

Paver la voie et oser

France Geoffroy est particulièrement fière d’avoir pavé la voie dans le domaine de la danse intégrée et d’être un modèle pour ses élèves. « Quand j’ai commencé à enseigner, en 2002, les personnes handicapées avaient de la difficulté à se projeter comme danseur. Il y a beaucoup de gens qui me disaient qu’ils n’auraient jamais pensé à faire quelque chose comme ça. Avant Corpuscule Danse, les gens ne savaient pas, ou n’osaient pas s’aventurer dans cette direction. »

Pourtant, selon elle, il ne faut pas avoir peur de foncer et d’essayer. « Quand on est attiré par une forme artistique ou quelque chose qui dynamise notre vie, il faut y aller et s’ouvrir à ça malgré notre incapacité. » Ce même conseil s’applique à une personne sans incapacité qui aimerait contribuer à l’essor de la danse intégrée : « si vous avez envie de faire de la danse intégrée et que vous voyez une personne handicapée au coin de la rue, allez lui parler, vous ne perdez rien! N’attendez pas de faire un stage ou une maîtrise en danse! Lancez-vous! » 

Une œuvre à part entière

« D’avoir une distinction aussi prestigieuse venant du milieu, je trouve ça exceptionnel. Ça consolide une carrière et ça marque le temps », confie madame Geoffroy au sujet de son Prix À part entière. Il s’agit pour elle d’une belle reconnaissance du travail qu’elle a accompli jusqu’à maintenant, une œuvre qui marquera certainement son époque : « je suis encore jeune, mais dans les livres d’histoire, j’espère que la danse intégrée aura su faire son chemin! On parle déjà de ce que je fais dans les cours à l’université. J’ai créé une brèche, et maintenant, d’autres compagnies font ce que je fais, pas nécessairement à cause de moi, mais si j’ai pu les inspirer, j’en suis fière. »

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Catégorie Organismes à but non lucratif

Pleins Rayons : Changer les vies un vélo à la fois

Le programme Pleins rayons est une initiative s’adressant aux jeunes adultes de la région de Brome-Missisquoi ayant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou étant à risque de décrochage scolaire. Axé sur l’apprentissage de la mécanique de bicyclettes, le programme a pour objectif d’accroître la participation sociale de ces jeunes par l’acquisition d’habiletés socioprofessionnelles leur ouvrant de nouveaux horizons sur le marché du travail. Par ailleurs, les bicyclettes ainsi restaurées ou réparées sont remises gratuitement aux écoles primaires environnantes, ce qui contribue au sentiment de fierté des apprentis-mécanos. Parmi les projets d’importance, il faut compter l’ouverture prochaine d’un atelier de réparation de bicyclettes ouvert au public. Cet atelier offrira à ces jeunes adultes un travail rémunéré à long terme et le sentiment de mettre leurs compétences et habiletés au service de leur communauté.

Présentation de Pleins Rayons

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Communiqué de presse du lauréat de la catégorie Organismes à but non lucratif

Portrait de l'organisme Pleins Rayons, réalisé dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, édition 2017

L’organisme Pleins Rayons a vu le jour en 2015, après que Stéphan Marcoux, passionné de cyclisme et récréologue en loisirs thérapeutiques, et que le philanthrope Michael Herman eurent décidé d’unir leurs forces pour créer un programme novateur : le programme Pleins rayons. Ce programme s’adresse aux jeunes adultes de la région de Brome-Missisquoi ayant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou étant à risque de décrochage scolaire. Axé sur l'apprentissage de la mécanique de bicyclettes, le programme a pour objectif d'accroître la participation sociale de ces jeunes par l'acquisition d'habiletés socioprofessionnelles leur ouvrant de nouveaux horizons sur le marché du travail. Après seulement dix mois d’existence, l’organisme a remporté le Prix À part entière 2016, et depuis, le chemin parcouru est immense. Le nombre de participants a bondi et les projets se multiplient. Portrait d’un organisme qui fait la différence. 

Faire briller le talent de chacun

« Nous faisons réaliser à nos jeunes que tout est possible avec un bon soutien. C’est possible de vivre ses rêves, même avec une incapacité », confie d’entrée de jeu Stéphan Marcoux, directeur général de l’organisme. « Ces jeunes-là sont des personnes à part entière, qui font intégralement partie de leur communauté et de la société québécoise. »

La clé pour permettre à ces jeunes de pleinement se réaliser et de faire briller leur talent est de miser sur les forces de chacun, selon Myriam de Coussergues, éducatrice spécialisée et directrice adjointe de l’organisme. « Pour accroître la participation sociale des jeunes handicapés, il faut aller chercher les forces de chacun et leur trouver des mandats qui leur conviennent. Ils vivent à travers ça tellement de réussites et de succès! Leur estime de soi grandit et ils peuvent continuer à s’épanouir. »

Madame de Coussergues cite en exemple un jeune ayant un trouble du spectre de l’autisme, qui, à son arrivée à Pleins Rayons, était très introverti. Au fil des rencontres et des apprentissages, il a gagné en assurance et développé de nouvelles compétences. Il est maintenant chef mécanicien et anime des activités pour les enfants des écoles primaires. « C’est maintenant le visage de notre organisme; il donne des entrevues! On lui a donné les outils pour qu’il puisse sortir de sa coquille et réaliser ses rêves. » 

Donner au suivant

« Donner au suivant, ça se fait dans les deux sens, c’est un échange. On aide les participants du programme, mais eux nous apportent beaucoup également. Leur travail a un réel impact dans la communauté », affirme le directeur général de Pleins Rayons. Il faut mentionner que les bicyclettes qui sont restaurées par les apprentis mécaniciens de Pleins Rayons sont remises gratuitement aux enfants des écoles primaires de la région. Une belle action qui contribue au sentiment de fierté des participants et réjouit les jeunes qui n’auraient pas pu avoir un vélo autrement. « Les enfants qui reçoivent un vélo, on voit l’admiration dans leurs yeux. Nos participants deviennent des modèles pour eux », se réjouit monsieur Marcoux. Une excellente façon de briser les préjugés dès le plus jeune âge, selon lui. 

Des projets novateurs

Monsieur Marcoux et madame de Coussergues s’accordent pour dire que la réussite de leur programme repose en grande partie sur leur capacité à sans cesse se renouveler en développant des projets novateurs, qui répondent à de réels besoins. « On ne fait pas des projets pour faire des projets. On crée des projets, car il y a un réel intérêt dans la communauté », affirme  madame de Coussergues.

Et des projets, l’organisme n’en manque pas. Il faut dire que la roue tourne pour Pleins Rayons depuis sa fondation. Récemment, ils ont ouvert un atelier de vélos pour offrir au grand public des services de mise au point et vendre des bicyclettes restaurées. Une première à Cowansville.

Il y a également l’implication de Pleins Rayons au vignoble de l’Orpailleur, où la fabrication et l’installation de nichoirs pour accroître la population d’oiseaux gobeurs d’insectes nuisibles aux vignes ont permis de diminuer de 70 % l’utilisation d’insecticide. L’expérience fut une telle réussite que les participants sont actuellement en train de construire 600 autres nichoirs qui seront installés dans les vignobles et chez les pomiculteurs de la région.

« Tous ces projets-là, c’est nos jeunes qui font ça! C’est une belle manière pour eux d’avoir un impact dans leur communauté et sur leur environnement. C’est incroyable quand tu y penses! Participation sociale : 100 %! », conclut monsieur Marcoux.

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Catégorie Municipalités, MRC et autres communautés

Conseil de la Première Nation Abitibiwinni : un groupe unique pour faire la différence

Constatant qu’au sein de la Première Nation Abitibiwinni les personnes ayant des incapacités ou des troubles de santé mentale, plus susceptibles d’être marginalisées, n’étaient pas soutenues par les services et programmes en place, des intervenants du secteur de la santé ont décidé de regrouper leurs efforts pour répondre à leurs besoins. C’est ainsi qu’en 2012, pour favoriser leur socialisation, prévenir la toxicomanie et, ainsi, éviter d’éventuelles situations de crise, une dizaine d’intervenants se sont investis. Sous le nom Groupe Unique, des éducatrices en milieu naturel, une psychoéducatrice, une psychologue, une travailleuse sociale, une infirmière, une agente Grandir ensemble et une coordonnatrice Avenir d’enfants ont mis leur expertise respective en commun pour faire une différence dans la vie de ces personnes. Les résultats sont palpables, les participants du groupe étant devenus plus visibles et impliqués dans les activités organisées par la communauté. En ce sens, le Groupe Unique se considère avant-gardiste, puisqu’un tel programme n’existe pas dans les autres communautés de la région; le groupe considère par ailleurs que la formule pourrait être adaptée à d’autres communautés autochtones et villages du Québec.

Présentation du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni

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Portrait du Groupe Unique, réalisé dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, édition 2017

Le Groupe Unique est né en 2012 du besoin exprimé par des membres de la communauté de la Première Nation Abitibiwinni d’offrir plus de services aux personnes ayant des incapacités ou des troubles graves de santé mentale, souvent plus susceptibles d’être marginalisés. Constatant que les ressources en place étaient insuffisantes pour répondre à la demande de ces personnes, la psychologue Dany Ouellet a réuni une dizaine d’intervenantes qui se sont investies pour créer le Groupe Unique. Des éducatrices en milieu naturel, une psychoéducatrice, une travailleuse sociale, une infirmière, une agente Grandir ensemble et une coordonnatrice Avenirs d’enfants se sont donc jointes à elle afin de mettre leur expertise en commun pour faire une différence dans la vie de ces gens. Portrait d’un Groupe Unique. 

Briser l’isolement par la participation sociale

« Lorsqu’on a créé le programme, l’objectif était de briser l’isolement, de mieux répondre aux besoins et de faire de la prévention afin d’éviter d’éventuelles situations de crise ou de marginalisation », confie Dany Ouellet, l’instigatrice du programme. Pour ce faire, une activité est organisée toutes les deux semaines. « Ça peut être une activité de sport, de musique, d’artisanat ou un après-midi de discussion. C’est très varié, mais c’est toujours associé à de la sensibilisation. On peut faire de la prévention au niveau de la toxicomanie, on peut parler de l’estime de soi, de l’importance de s’affirmer. On parle de toutes sortes de choses! », poursuit-elle. En plus de ces activités, le groupe s’implique dans divers projets afin de contribuer au mieux-être de leur communauté, notamment dans le Projet ménage : de mai à septembre, des participants du programme participent au ménage des lieux publics afin d’embellir leur milieu. Une belle action qui est des plus appréciées par l’ensemble de leurs concitoyens.

Et les retombées de ces activités se font réellement sentir chez les participants du programme. Le sentiment d’être importants, pleinement reconnus et impliqués dans leur communauté a changé leur vie. « L’ouverture et la reconnaissance que leur a apportées le Groupe Unique leur ont permis de nouvelles possibilités. Leur estime de soi a énormément augmenté. Il y a des personnes qui ont décidé de retourner aux études, d’autres qui ont été engagées à la garderie. Au niveau du langage, deux de nos participants ne parlaient pratiquement pas et, maintenant, leurs capacités langagières sont… phénoménales! », illustre madame Ouellet. « Tous les impossibles deviennent possibles tout d’un coup juste parce qu’on a pris du temps pour favoriser leur participation sociale. » 

Des gestes simples, qui font la différence

Le conseil que donnerait madame Ouellet à toute personne qui souhaiterait s’impliquer et poser des actions pour accroître la participation sociale des personnes handicapées est fort simple : « Faites-le! » Selon elle, il ne faut pas avoir peur d’oser et d’essayer, et surtout, d’en parler autour de soi. « Souvent, on pense, mais on ne fait rien. Mais, quand on en parle autour de soi, on se rend compte qu’il y a d’autres personnes qui voudraient s’impliquer, et on crée un mouvement de vagues. » Nul besoin de se lancer dans des projets compliqués, car des gestes simples peuvent faire la différence. « On peut organiser un pique-nique, une activité de loisir; on ne fait pas des choses compliquées, et ça fonctionne! » Des actions significatives, que tout un chacun peut accomplir pour rendre la société plus inclusive.

Fier de leur succès, le Groupe Unique désire poursuivre sur cette voie. La reconnaissance du Prix À part entière est venue consolider leurs assises et leur donner un coup de pouce supplémentaire pour leur permettre d’organiser d’autres activités inclusives. « C’est une petite tape dans le dos qui vient nous confirmer que "ça valait le coup", et nous donner une bonne dose d’énergie pour continuer et avancer avec notre groupe. »

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Catégorie Ministères et leurs réseaux, organismes publics et parapublics

CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec : un partenariat tripartite menant à un premier circuit d’appareils de conditionnement physique inclusif à Victoriaville

Une consultation publique préalable à l’élaboration de la planification stratégique en accessibilité universelle de la Ville de Victoriaville avait notamment permis de constater le peu de possibilités pour les personnes handicapées de l’endroit de participer à des sports adaptés ou à des activités physiques en salle de conditionnement. C’est ainsi que, en vertu d’une entente tripartite, les services externes de réadaptation en déficience physique du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec se sont associés à la Ville de Victoriaville et à un centre de conditionnement physique local afin de mettre à la disposition des personnes ayant des incapacités physiques un circuit de sept appareils de conditionnement adaptés. Cette mise en commun des efforts, ayant mené à la réalisation d’un projet contribuant à améliorer les services offerts aux personnes handicapées, constitue par ailleurs un pas de plus dans la marche vers une localité inclusive où les besoins de tous les citoyens sont pris en compte.

Présentation du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec

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Portrait du CIUSSS MCQ, réalisé dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, édition 2017

À la suite d’une démarche de consultation publique menée en 2013 en vue de préparer la nouvelle planification stratégique en accessibilité universelle de la Ville de Victoriaville, le besoin d’avoir accès à un centre de conditionnement physique adapté a été clairement identifié par des personnes handicapées et des intervenants du milieu. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Maurice-et-du-Centre-du-Québec, qui utilisait déjà les locaux du gymnase Maxi-Forme pour offrir des services de réadaptation, a vu là une opportunité des plus intéressantes. « On avait déjà un partenariat avec le gym, et on s’est dit qu’on devait saisir cette opportunité pour fournir l’accès à davantage d’appareils adaptés, d’autant plus que le centre prévoyait faire des travaux d’agrandissement », nous a appris monsieur Simon Brouillard, chef de service de l’unité de réadaptation fonctionnelle intensive du CIUSSS de la Maurice-et-du-Centre-du-Québec.

Devant ce qu’elle qualifie « d’un alignement de planètes exceptionnel » réunissant toutes les conditions gagnantes, madame Nathalie Roussel, responsable de l’accessibilité universelle à la Ville de Victoriaville, s’est dit : « On va utiliser toutes les ressources sur le territoire et voir ce qu’on peut faire par rapport à ça. C’est vraiment l’origine du projet. » C’est ainsi que naissait une entente tripartite entre le CIUSSS, la Ville de Victoriaville et le gym Maxi-Forme, qui a permis de mettre à la disposition des personnes ayant des incapacités un circuit de sept appareils de conditionnement adaptés dans un centre accessible.  

Miser sur l’expertise de chacun

Chacun des partenaires du projet s’entend pour dire que ce circuit adapté n’aurait pu voir le jour sans la mise en commun de leur expertise et l’union de leurs forces. « La Ville de Victoriaville a offert du soutien au niveau financier et logistique, le centre de réadaptation rattaché au CIUSSS a fourni son expertise quant au choix des équipements, et Maxi-Forme est un spécialiste de l’entraînement physique. Donc, on est vraiment allé chercher un ensemble intéressant de partenaires avec des connaissances spécialisées et variées et en combinant tout ça, on a créé quelque chose d’extraordinaire », confie madame Roussel.

Monsieur Brouillard abonde dans le même sens : « L’originalité du projet, c’est qu’on a établi un partenariat avec le milieu municipal, avec le secteur privé et un organisme public du réseau de la santé. Il ne faut pas se limiter aux barrières interorganismes et ne pas hésiter à aller de l’avant pour partager nos ressources et créer des projets originaux et audacieux! » Roxanne Galarneau, gérante du gym Maxi-Forme, poursuit : « Chaque partenaire avait une grande volonté de réaliser ce projet. C’est cette volonté qui a fait en sorte qu’on a pu travailler ensemble pour développer ce circuit. » 

S’inspirer mutuellement à bâtir une société plus inclusive

Les initiateurs du projet espèrent inspirer d’autres organisations à travailler ensemble pour faire avancer des projets visant à accroître la participation sociale des personnes handicapées et, selon eux, le Prix À part entière contribue à cela. « Ce prix, c’est une reconnaissance tangible des efforts qu’on a mis en place en plus d’être une belle visibilité pour la Ville. Les "bons coups" comme notre entente, c’est important de les souligner et d’en faire la promotion pour que ça ne reste pas des initiatives isolées et que ça puisse être reproduit partout au Québec », souligne madame Roussel.

Et c’est avec joie que les différents partenaires sont prêts à soutenir des initiatives semblables.  «Il y a des gens qui ont communiqué avec le CIUSSS et la Ville de Victoriaville. Ça nous fait toujours plaisir de partager notre expérience et de dire que, oui, c’est possible, et qu’il faut travailler ensemble si on veut être en mesure de réaliser de beaux projets », nous a confié monsieur Brouillard. 

Faire tomber les barrières

Au-delà de leur partenariat, les trois organisations s’entendent pour dire que la réussite de leur projet repose sur la dimension inclusive de ce dernier, où les besoins de tous sont pris en compte. Il s’agissait pour eux d’un élément central à considérer, qui s’inscrit dans leur vision d’une plus grande participation sociale. « Le fait que le gym soit accessible à l’ensemble de la population, ça permet de porter un autre regard sur le handicap, relate Mme Roussel. Les gens ne voient plus le fauteuil roulant en premier. Ils voient une personne qui peut s’entraîner, 

comme eux, avec la seule particularité que les techniques employées sont un peu différentes. »

Simon Brouillard illustre ce propos par une scène dont il a été témoin : « Il y avait toute une bande assise à la table de l’accueil du gym. Il y avait des personnes avec et sans incapacité, et tout le monde s’amusait, riait aux éclats. Pour moi, c’était vraiment une belle image, une belle symbolique de participation sociale que peut créer la mise en place d’un projet comme celui-là. C’est comme si les incapacités de la personne s’effaçaient pour laisser la place aux personnes à part entière. En faisant tomber les barrières architecturales, on fait disparaître les obstacles qui nuisent à la participation sociale des personnes handicapées. »

Ce projet inclusif connaît un tel succès que l’achat de nouveaux appareils adaptés particulièrement sollicités est envisagé. « On va toujours rester à l’écoute des besoins de notre clientèle pour rendre l’entraînement physique accessible à tous », conclut madame Galarneau du gym Maxi-Forme. 

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Mention Coup de cœur du jury

Le Club de soccer Lakeshore : la participation sociale par l’activité physique

Confrontée au fait que le Club de soccer Lakeshore qu’elle dirige n’avait jamais, en 40 ans d’existence, pensé intégrer des enfants ayant des incapacités, Kelly-Anne Soutter s’est résolument mise à l’ouvrage en vue de rallier des bénévoles et des commanditaires; son club a ainsi procédé à un virage inclusif tenant compte des besoins de l’ensemble de la population. C’est ainsi que le programme des Super Sonics est né, en 2008, avec 40 enfants. L’initiative a fait des petits puisque le club du Lakeshore partage aujourd’hui ses connaissances avec les clubs de soccer avoisinants et leur offre son soutien. Premier programme du genre au Québec, Super Sonics a même été présenté aux Olympiques spéciaux du Québec comme concept pouvant être adapté à différents sports ou dans d’autres régions. Le programme a ainsi connu un essor important avec une augmentation du nombre de participants de 88 % sur 9 ans.

Présentation du Club de soccer Lakeshore

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Portrait du programme Super Sonics, réalisé dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, édition 2017

C’est en constatant que le Club de soccer Lakeshore n’avait jamais, en 40 ans d’existence, pensé à faire participer des enfants handicapés que l’idée a germé dans l’esprit de Kelly-Anne Soutter, la directrice générale du club, de procéder à un virage inclusif : « Je rencontrais plusieurs familles qui venaient assister aux matchs de leurs enfants, alors que leur frère ou leur sœur, qui avait une incapacité, ne pouvait jouer. Il ou elle était toujours là, mais comme spectateur… Je trouvais ça tellement triste! » C’est alors qu’elle s’est résolument mise à l’ouvrage en vue de rallier des bénévoles et des commanditaires pour réaliser son projet, qui s’est concrétisé en 2008 avec la naissance du programme Super Sonics. « Maintenant, ce sont les enfants handicapés qui sont sur le terrain, et leurs frères et sœurs sont les spectateurs à leur tour. Toute leur famille vient les encourager. C’est extraordinaire! », se réjouit madame Soutter.

Depuis sa création, la popularité du programme, premier du genre au Québec, ne cesse de grandir, avec une augmentation du nombre de participants de 88 % sur 9 ans. Portrait d’un programme qui rend l’activité physique accessible à tous les enfants! 

Sortir des sentiers battus

Pour développer un programme tel que Super Sonics, madame Soutter insiste sur l’importance de s’adapter et de savoir faire preuve d’originalité : « Il est important de comprendre que les enfants n’ont pas tous les mêmes besoins et qu’ils ne peuvent pas tous apprendre à la même vitesse. Chaque enfant est unique. Il faut être à l’écoute et sortir des sentiers battus pour développer des techniques qui conviennent à chacun. Avec un peu de créativité, il est possible de trouver des alternatives pour permettre à tous de jouer n’importe quel sport! » Pour ce faire, au lieu de se concentrer sur la dimension compétitive souvent associée au sport, il est préférable de mettre ses énergies sur le plaisir de jouer et le développement des capacités motrices globales, selon madame Soutter.

Bâtir ensemble une société plus inclusive

Madame Soutter croit également que son programme n’aurait jamais pu voir le jour sans l’aide de personnes œuvrant de différentes façons à accroître la participation sociale des personnes handicapées. « Lorsque j’ai pensé à créer le programme, j’avais une idée de ce que je voulais offrir, mais je n’avais aucune expérience de travail auprès des enfants handicapés. J’ai eu la chance de pouvoir compter sur l’expertise du personnel des Olympiques spéciaux et sur l’aide de bénévoles impliqués dans le domaine. Il est primordial de savoir bien s’entourer et de faire les recherches nécessaires pour être en mesure de répondre adéquatement aux besoins de ces enfants. » La réussite du programme repose donc sur l’énergie, la passion et l’engagement dont font preuve les entraîneurs et autres bénévoles impliqués dans le programme Super Sonics, qui contribuent, ensemble, à faire la différence dans la vie des jeunes qu’ils entraînent.

Le Prix À part entière : source d’inspiration

Bien fière de la réussite de son programme, qui a même été présenté aux Olympiques spéciaux du Québec comme concept pouvant être adapté à différents sports et dans différentes régions, madame Soutter espère que la visibilité du Prix À part entière inspirera d’autres organisations à faire de même. « Le Prix À part entière, ça permet à d’autres clubs de voir que, oui, c’est possible pour tous les enfants et les adolescents de faire partie d’une équipe, comme leurs voisins, leurs frères ou leurs sœurs, car tous les jeunes, avec ou sans incapacité, ont besoin de bouger et de faire du sport! » Le Club de soccer Lakeshore est ouvert à partager ses connaissances et à offrir son soutien à toute organisation qui souhaiterait développer un programme semblable, au même titre qu’il a pu lui-même compter sur l’aide de nombreux bénévoles pour instaurer son programme.

Un 10e anniversaire bien rempli!

Cet été marquera le 10e anniversaire du programme Super Sonics. Pour souligner l’événement, les enfants auront l’occasion de jouer des parties amicales avec des équipes d’autres clubs et feront la connaissance d’une nouvelle mascotte. Tous sont bien impatients de découvrir les nouvelles activités qui les attendent!

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Cahier souvenir

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Mise à jour : 6 juin 2017

Gouvernement du Québec.

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