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Ensemble, bâtissons une société plus inclusive, vingtième édition, semaine québécoise des personnes handicapées, du premier au 7 juin 2016.

Témoignage de Dave Richer

Photo de Dave Richer.

Bonjour,

Je m’appelle Dave Richer et je suis comédien depuis plus de 20 ans. J’ai étudié en théâtre au collège Saint-Laurent. Par la suite, j’ai eu plusieurs rôles dans des séries télévisées, et j’ai fait beaucoup d’humour dans des galas Juste pour rire. Je donne également des conférences pour sensibiliser les jeunes à la différence et pour les encourager à persévérer malgré les défis et les obstacles qu’ils rencontrent. Tout cela avec la paralysie cérébrale! Dans mon cas, les conséquences sont un manque de coordination et une atteinte sur le plan du langage.

Auparavant, j’arrivais à marcher, mais je me déplace en fauteuil roulant depuis maintenant quelques années. Cette situation fait en sorte que je ne peux pas aller partout, malgré nos grandes avancées sur le plan de l’accessibilité des lieux. Je dois donc tout prévoir à l’avance, et ça, c’est mon principal défi au quotidien. Je ne m’isole pas pour autant! Comme je suis capable de conduire ma camionnette, ça facilite mes déplacements.

La communication n’est pas toujours évidente non plus! J’ai parfois un peu de difficulté à m’exprimer, alors que je travaille en communication. Je sais, c’est un peu paradoxal! Je crois que le problème sur ce plan, c’est que les gens ne prennent pas toujours le temps de m’écouter. Dans ce temps-là, c’est normal de ne pas comprendre grand-chose! Aussi, encore aujourd’hui, plusieurs personnes pensent que si quelqu’un parle difficilement, c’est qu’il n’est pas capable de bien comprendre. Ça n’a aucun lien.

Pour moi, le plus grand obstacle à la participation sociale d’une personne handicapée n’est pas physique, il est social. On vit dans une société individualiste. Moi, j’ai la chance d’avoir une famille incroyable, d’avoir des amis, une femme et deux beaux enfants, mais en général les personnes handicapées vivent dans une solitude extrême. Comment on peut les aider? Honnêtement, chaque personne handicapée est confrontée à sa propre réalité. Pour une personne aveugle ou pour une personne en fauteuil roulant, la réalité n’est pas du tout la même. Je dirais que le plus beau geste qu’on peut poser à mon égard, c’est tout simplement de me respecter, et de respecter ma vie privée. Parfois, les gens ne réalisent pas que les questions qu’ils me posent en raison de mon incapacité sont indiscrètes. Par ailleurs, les gens ne devraient jamais avoir peur d’offrir leur aide, de prendre les devants. Il y a des personnes handicapées qui ne veulent pas qu’on les aide. Moi, j’aime autant mieux me faire offrir d’ouvrir la porte, même si je n’en ai pas besoin! Je crois qu’il y a un bout du chemin qui doit être fait par les personnes handicapées. Elles ne doivent pas tomber dans le piège de s’exclure elles-mêmes!

Une municipalité a également un rôle à jouer pour aider les personnes handicapées. À Sainte-Julie, une fois par année, il y a une réunion à l’hôtel de ville pour parler des personnes handicapées. On y échange sur ce qui va bien, sur ce qui va moins bien. C’est une belle façon pour moi de m’impliquer. J’aime beaucoup leur ouverture. Je crois qu’en tant que société, on est rendus à expliquer pourquoi on doit rendre les lieux accessibles. Il ne faut pas rendre les lieux accessibles pour les rendre accessibles, il faut comprendre les motivations derrière! Je crois que si la population commence à se mettre à notre place, elle va comprendre.

Quand on est confrontés à une personne handicapée, en partant il y a un petit malaise. Grâce à mon humour, je diminue beaucoup ce malaise-là. Si je suis capable de rire de mon incapacité, tout le monde est capable de rire avec moi et, surtout, de dédramatiser la situation. C’est ce qu’il y a de beau avec Gang de malades : on diminue le malaise en montrant qu’on peut s’amuser et qu’on a notre place dans la société. Les gens piégés ont tous embarqué avec une grande générosité. En plus, on peut voir différents types d’incapacités rassemblés dans une même émission grand public, ce qui est rare! Je remarque aussi une plus grande ouverture du milieu télévisuel envers les personnes handicapées. Il y a encore du chemin à faire, mais je travaille là-dessus!

Dans le fond, le monde est bon, et de plus en plus ouvert. De constater ça, c’est merveilleux et ça me touche beaucoup, car ça prouve que mes enfants vont évoluer dans une société qui a du potentiel.

C’est sûr qu’il y en aura toujours qui auront des préjugés, mais je n’ai pas de temps à perdre avec eux. Il y aura toujours des gens qui vont essayer de me mettre des bâtons dans les roues, mais c’est la vie, et ça vaut autant pour les personnes handicapées que pour les autres. Alors je ne m’arrête pas à ça!

Je crois avoir réussi à faire ma place parce que j’ai une maudite tête de cochon! J’ai toujours cru en moi et en mes moyens, et je voulais être la première personne handicapée du Québec à devenir comédien. J’ai réussi, et j’en suis très fier. J’aimerais donc finir en disant : croyez en vous. Amusez-vous. Handicapé ou non, on a tous une place dans la société. Elle est là, il faut juste la trouver! Alors trouvez ce en quoi vous êtes bons et exploitez-le au maximum.

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Témoignage de Gabriel de Villers

Photo de Gabriel De Villers.

Bonjour,

Je m’appelle Gabriel de Villers et j’ai une trisomie 21, mais ça ne m’empêche pas de profiter de la vie au maximum! J’ai de l’énergie à revendre, et j’aime la transmettre aux gens autour de moi. Je suis aussi un petit comique! L’humour occupe une place très importante dans ma vie  C’est sûrement pour ça que le Regroupement pour la Trisomie 21, où je suis bénévole, a pensé que ce serait une bonne idée pour moi de passer une audition pour l’émission Gang de malades. Je cadrais bien dans le concept!

Cette émission a été une magnifique expérience de groupe. Ensemble, on a pu montrer qu’on était capables! Je me suis fait de nouveaux amis avec des incapacités différentes de la mienne. Ça m’a fait réaliser qu’au fond, on est tous semblables malgré nos différences.

Ça ne m’a pas du tout étonné que les gens piégés dans l’émission cherchent autant à nous aider. Les gens sont très gentils en général, même en dehors de l’émission. Cependant, je dirais qu’il y a encore de nombreux préjugés concernant les personnes trisomiques. Les gens ont beaucoup d’idées préconçues sur ce qu’on est capables ou pas capables de faire. Parfois, nos actions sont considérées niaiseuses ou stupides. Ça peut même aller jusqu’à de l’intimidation. Dans ces cas-là, il ne faut pas se laisser faire. Il faut dire à la personne que son attitude nous dérange, et chercher de l’aide si ça ne se règle pas.

Pour venir en aide aux personnes qui ont une différence intellectuelle, on peut leur proposer notre aide dans les activités quotidiennes, par exemple à l’épicerie. En emploi, on peut adapter les tâches et leur proposer de vrais défis. C’est particulièrement difficile pour les personnes trisomiques de trouver leur place sur le marché de l’emploi. Je crois que les municipalités pourraient faciliter leur embauche.

Pour moi, ça représente tout un défi de gérer les différents éléments du quotidien! En tant qu’adulte, j’ai beaucoup plus de responsabilités, et je dois apprendre à gérer plusieurs choses en même temps. Ça me donne parfois l’impression que j’attire les problèmes! C’est pourquoi j’apprécie particulièrement lorsque les gens sont à mon écoute et qu’ils me manifestent de l’intérêt. Ça me fait sentir important. Dans ces moments-là, j’ai l’impression d’avoir ma place.

Aussi, j’aime parler! J’ai toujours quelque chose à dire, et ce n’est pas pour rien qu’une de mes principales caractéristiques est de chercher à argumenter! Ce désir de m’exprimer constamment a fait en sorte qu’aujourd’hui, je donne des conférences. En 2009, j’ai même été invité à titre de conférencier au premier Forum international Handicap, inclusion scolaire et supports pédagogiques à l’ère du numérique, qui se déroulait à Tunis! Je suis également très impliqué socialement, notamment pour le Regroupement pour la Trisomie 21, pour l’Université de Montréal ou encore pour l’Association québécoise pour l’intégration sociale.

Malgré tout, ce n’est pas toujours facile d’être différent! Il faut apprendre à être nous-mêmes malgré les obstacles, ne pas essayer de changer pour les autres, s’accepter comme on est. Mais si j’ai un message à lancer à ceux qui lisent ce témoignage, ce serait celui-ci : la vie des personnes trisomiques n’est pas si différente de la vie des autres!

Sur ce, je vous laisse : j’ai une partie de ringuette qui m’attend!

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Témoignage de Tania Roy

Photo de Tania Roy.

Bonjour,

Je m’appelle Tania Roy. J’ai perdu la vue à l’âge de 23 ans à cause du diabète. Depuis ce moment, tout me prend plus de temps qu’avant. Il me faut donc m’armer de patience, de vigilance et de confiance, puisque je suis devenue plus vulnérable. Chaque pas doit être fait avec prudence. D’un autre côté, mon incapacité visuelle fait en sorte que je ne juge jamais les gens en fonction de leur apparence, et la communication en est facilitée. La beauté n’a plus le même sens qu’auparavant. Certains sens ont pris le dessus, notamment l’odorat.

Puisque je suis habile et débrouillarde, je me suis rapidement adaptée à ma nouvelle réalité. Heureusement que j’adore relever des défis, car j’en vie au quotidien! Mon principal défi consiste à faire réaliser aux gens que je suis encore très autonome. Ils ont tendance à croire que mon incapacité est beaucoup plus grave qu’elle ne l’est réellement. D’ailleurs, j’ai eu de la difficulté à me trouver un appartement, car les propriétaires ignoraient que je pouvais être autonome dans mes tâches quotidiennes! Certains croient même que les personnes handicapées ne sont bonnes à rien! Pourtant, j’arrive à presque tout faire moi-même!

Je constate qu’il y a un malaise général avec les personnes handicapées. Souvent, les gens m’ignorent et s’adressent à la personne qui m’accompagne plutôt qu’à moi. Je me rappelle que moi-même, avant de perdre la vue, je n’osais pas aller vers les personnes handicapées. Je ne savais pas si elles avaient besoin d’aide, ni comment les aider. Il est donc important que les personnes handicapées apprennent à demander de l’aide. Aussi, je crois que la bonne approche est de nous demander directement de quelle façon on voudrait être aidé, plutôt que de chercher à le faire sans nous consulter d’abord. Voici un exemple : il y a quelque temps, en revenant de l’épicerie, une personne de mon entourage a placé les aliments dans mon frigo sans me demander comment je souhaitais qu’elle le fasse. Résultat? Je cherchais constamment les choses dans le frigo, car elles n’étaient pas à leur emplacement habituel! Il est également arrivé à plusieurs reprises que des gens fouillent dans mes effets personnels pour trouver quelque chose en croyant que ça ne me dérangeait pas. C’est plutôt indiscret, et pas très respectueux de ma vie privée. Bref, c’est toujours louable de donner un coup de main, mais il ne faut pas que ça devienne envahissant ou infantilisant! J’apprécie énormément lorsque les gens se montrent à l’écoute et attentifs à mes besoins. C’est une belle marque de respect.

De façon plus générale, je crois que les gestes qu’on peut poser pour accroître la participation sociale des personnes handicapées sont très nombreux. Les municipalités peuvent solliciter notre avis et prendre nos demandes en considération concernant les obstacles à éliminer pour mieux répondre à nos besoins. Les organisations qui offrent des services en ligne, comme les institutions bancaires, peuvent rendre leur site Web accessible aux personnes ayant une incapacité visuelle et éviter d’en changer constamment la structure. Les restaurateurs peuvent offrir des menus en braille. Saint-Hubert le fait déjà. Puisque faire l’épicerie représente une tâche particulièrement ardue pour les personnes qui ont une incapacité visuelle, un commis pourrait être désigné pour les aider à identifier les aliments, pour leur faire découvrir les nouveaux produits, etc. Enfin, les employeurs devraient reconnaître nos compétences avant notre incapacité. En effet, l’accès à un revenu décent constitue un problème majeur chez de nombreuses personnes handicapées.

Je ne suis pas une personne qui demande beaucoup d’aide. Je veux toujours tout faire moi-même parce que je suis débrouillarde et que j’en suis capable. Je suis également bien consciente que ma situation peut devenir lourde pour les personnes qui m’entourent. Je ne veux surtout pas être un fardeau. Cela dit, j’aime lorsque les gens prennent la peine de me décrire ce qu’ils voient ou ce qui se passe, que ce soit en écoutant la télévision ou en marchant à l’extérieur. Ça m’aide à me mettre dans l’ambiance. Lorsque je magasine, c’est capital pour moi d’avoir de l’information sur les couleurs, car je les connais. De même, c’est toujours agréable lorsque les gens m’aident à m’orienter ou à traverser une rue. Je me rappelle aussi de la journée pilote de l’émission Gang de malades. J’étais dans un parc et je demandais aux gens, faussement inquiète, s’ils n’avaient pas vu Maxime, qui avait du retard. Deux dames qui passaient par là m’ont serrée dans leurs bras et me disant de ne pas m’inquiéter, qu’elles n’allaient pas me laisser seule. J’avais rarement vu autant de compassion, et c’était très touchant!

À Mont-Laurier, d’où je viens, les gens qui ont suivi Gang de malades viennent maintenant me parler comme si j’étais leur amie. J’aime beaucoup cette réaction-là. Il y a même une caissière, à l’épicerie, qui a insisté pour me remettre ma monnaie plutôt qu’à ma mère! Si l’émission a pu montrer nos aptitudes et faire disparaître un peu le malaise, je trouve ça merveilleux! Je crois que l’émission a ouvert les yeux de plusieurs personnes, et je suis très heureuse d’avoir fait partie de cette aventure!

En terminant, ce que j’aimerais lancer comme message, c’est qu’il faut continuer à faire son petit bonhomme de chemin sans s’arrêter aux commentaires désobligeants des gens. Je suis persuadée que le plus grand bonheur pour une personne handicapée serait d’être perçue comme une personne à part entière, de sentir qu’elle a sa place dans la société au même titre que n’importe qui d’autre. Avoir de la compassion, ça ne fait de mal à personne!

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Témoignage de Charlie Rousseau

Photo de Charlie Rousseau.

Bonjour,

Je m’appelle Charlie Rousseau, et j’étudie pour devenir animatrice de radio. Il me manque le bras et la main du côté gauche. Je suis également une personne de petite taille. Ma grandeur me limite parfois, notamment pour atteindre des objets, mais je demeure très autonome dans mes activités quotidiennes. Il faut dire que je ne suis pas quelqu’un qu’on arrête facilement!

De mon point de vue, le plus grand obstacle pour les personnes handicapées, c’est vraiment les mentalités. Les générations précédentes ont vécu à une époque où les personnes handicapées n’avaient pas une très grande place et étaient moins visibles, donc les préjugés étaient présents. De nos jours, les gens sont plus ouverts, mais on ne change pas les mentalités du jour au lendemain! On peut encore faire mieux, par exemple en évitant les jugements hâtifs.

Lorsque je me suis engagée avec Gang de malades, j’avais certaines réserves concernant le concept de l’émission. J’ai moi-même un grand sens de l’autodérision, mais je me demandais comment les gens allaient prendre le fait d’être piégés par des personnes handicapées. J’ai été agréablement surprise de constater à quel point les gens sont allés vers nous et ont embarqué! Je m’attendais à certains malaises, mais au contraire, les réactions ont été super bonnes! Les personnes piégées se sont montrées généreuses, gentilles et patientes.

Je crois que l’émission contribue à changer les perceptions. On met les gens dans des situations où ils sont confrontés à leurs propres préjugés. Les personnes handicapées sont parfois vues comme plus faibles et dépendantes. Au final, les personnes piégées se rendent compte que les différentes incapacités sont moins « limitantes » qu’il n’y parait, et elles réalisent qu’elles se trompaient complètement. De mon côté, j’ai pu découvrir le quotidien de personnes ayant d’autres types d’incapacité. Au fond, on n’est pas si différents!

Par ailleurs, je suis toujours très à l’aise de répondre lorsque les gens viennent à moi pour poser des questions. Je considère qu’il n’y a pas de questions niaiseuses! C’est parfaitement normal que les gens s’interrogent au sujet de mon incapacité, et c’est une bonne chose qu’ils posent les questions qu’ils ont. C’est la meilleure façon d’avoir la vraie réponse et les vrais faits. Sinon, ils restent avec leurs fausses idées. C’est aussi une occasion pour moi de faire ma part pour que les mentalités changent. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai voulu faire partie de l’émission et contribuer à la Semaine québécoise des personnes handicapées.

Le marché de l’emploi constitue selon moi un autre défi majeur. Il faut donner la chance au coureur et arrêter de penser qu’une personne handicapée ne peut pas être compétente! Je ne crois pas qu’une personne, handicapée ou non, postulerait sur un poste si elle ne se croyait pas capable de faire le travail! C’est à l’employeur d’offrir les adaptations nécessaires pour que la personne puisse travailler de façon optimale.

Pour terminer, j’invite les gens à proposer leur aide lorsqu’ils remarquent qu’une personne handicapé a besoin d’aide. Par gêne ou par timidité, ces personnes sont parfois mal à l’aise de demander de l’aide. Vous verrez, c’est toujours valorisant de donner un coup de main!

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Témoignage de Cassia Frenette

Comédienne dans l’émission Gang de malades et marraine d’honneur

Portrait de Cassia Frenette.

Bonjour!

Je m’appelle Cassia et j’ai 24 ans. Je vis dans une belle grande famille. Bientôt, je serai tante! J’ai vraiment hâte, car j’adore les bébés! Côté personnalité, je suis une artiste : je peins, je chante à mes heures et je fais partie d’une troupe de danse. À l’école, je fais de la géographie, des mathématiques et du français. J’y apprends aussi à cuisiner, et je participe même à une pièce de théâtre! Ma mère dit que je suis une semeuse d’amour et de pur bonheur.

Ah oui! J’ai également une trisomie 21. Ça, ça pose quelques obstacles dans ma vie quotidienne, surtout au niveau du langage. C’est souvent un défi d’arriver à bien me faire comprendre. Mais ce que je trouve le plus difficile, c’est le regard des gens. J’ai besoin d’aide et de beaucoup de patience pour accomplir mes différentes activités, alors parfois ça change l’attitude des gens à mon égard. Moi, j’aimerais simplement que les gens me traitent comme une personne à part entière, malgré mon incapacité! Par exemple, ils peuvent me parler directement, me donner des directives claires et simples et éviter de me traiter comme une enfant.

J’adore avoir du plaisir, faire des blagues et jouer des tours. J’étais donc très fière de moi quand j’ai appris que j’allais participer à l’émission Gang de malades. Je me suis beaucoup amusée à piéger les gens! Ça m’a fait du bien de montrer aux autres que moi aussi, j’étais capable de participer au concept de l’émission.

Dans ma vie, je m’implique dans la société de plusieurs façons. Je fais du bénévolat dans une école primaire. J’y fais du déchiquetage de papier, je dépose le courrier dans les pigeonniers des enseignants, j’anime des chansons dans certaines classes de première année, je prends soin des petits blessés en mettant de la glace sur les bosses et les bleus, etc. À ma façon, j’apporte du soutien moral aux jeunes et au personnel de l’école. J’adore les petits, et les petits m’adorent!

Aussi, j’aime beaucoup discuter avec les personnes âgées. Je vais souvent leur rendre visite dans des centres d’hébergement. Elles sont toujours contentes de me voir, et moi aussi!

On peut donc dire que je suis très bien entourée! Vous pouvez aussi voir que j’aime beaucoup donner de mon temps pour aider les gens. D’ailleurs, je me prépare pour un voyage humanitaire à Cuba. Je vais aller donner un coup de main là-bas avec d’autres personnes ayant une déficience intellectuelle.

Je vous invite donc à vous joindre à moi pour bâtir une société plus inclusive!

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Mise à jour : 6 juin 2016

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