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Logo du Prix À part entière 2018, sixième édition.

Portraits inspirants des lauréates et lauréats du Prix À part entière 2018

Le 19 juin 2018, dans le cadre de la sixième édition du Prix À part entière, nous avons souligné l’engagement exemplaire de personnes et d’organisations qui s’investissent pour bâtir une société plus inclusive.

Nous nous sommes entretenus avec les lauréates et les lauréats de ce Prix afin de connaître le rayonnement de cet hommage dans leur vie et dans la poursuite de leurs projets. Dans le cadre de la Semaine, nous vous offrons leur portrait.

Laissez-vous inspirer par le parcours de ces personnes et de ces organisations. À votre tour, prenez part à l’action et ensemble, bâtissons une société plus inclusive!

Portrait du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, réalisé dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, édition 2019

L'équipe du plateau de travail Loisirs Pont-Rouge, qui est le fruit d’une collaboration entre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, la Ville de Pont-Rouge et plusieurs organisations locales.

Mis sur pied en 2007, le plateau de travail Loisirs Pont-Rouge est le fruit d’une collaboration entre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, la Ville de Pont-Rouge et plusieurs organisations locales. Ce plateau de travail qui accueille quatorze personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme leur permet de développer leur potentiel d’employabilité et leurs compétences de travail. Comme le souligne madame Annie Ross, chef de programme intérimaire, Déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme, Déficience physique du CIUSSS de la Capitale-Nationale, la diversité des milieux de travail dans lesquels œuvrent ces personnes handicapées favorise le développement de leurs habiletés et de leurs compétences.

« Ce plateau de travail est unique dans sa façon de fonctionner. Nos usagers et usagères se déplacent chez différents organismes partenaires pour participer socialement au sein de la communauté. Il leur permet d’effectuer une variété de tâches allant de l’entretien ménager au classement des livres à la bibliothèque et en passant par le découpage de vêtements recyclés. Ils ne sont pas dans un seul milieu de travail à faire les mêmes tâches tous les jours », explique madame Ross.

Décloisonner les milieux

En effet, le plateau de travail Loisirs Pont-Rouge collabore avec les services de loisirs et communautaires de la ville. Il a débuté avec quelques organismes de la ville et d’autres organismes partenaires se sont associés à ce projet au fil des années. Madame Ross souligne que la présence de ce plateau de travail dans différents milieux de la communauté, comme la bibliothèque, la Maison de la culture Moulin Marcoux, la Maison des jeunes, l’aréna, etc., permet de lutter contre les préjugés. « Ils reconnaissent que nos usagers peuvent contribuer à la réalisation de tâches dans leurs milieux et y participer au même titre que les autres citoyens. Ils leur permettent d’avoir leur place au sein de milieux de travail adaptés », estime-t-elle.

Elle rappelle que les plateaux de travail répondent à un besoin d’intégration sociale des usagers et usagères du Programme de réadaptation en déficience intellectuelle du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Il s’agit de milieux communautaires qui leur permettent de développer des habiletés de travail dans un contexte réel d’emploi.

Un tremplin pour acquérir plus d’autonomie et de compétences

Faire partie du plateau de travail n’est pas une fin en soi, c’est aussi un tremplin pour certains membres du groupe pour se diriger vers un stage en emploi. « Effectivement au plateau de travail Loisirs Pont-Rouge, on a des personnes qui ont développé des compétences de manière à pouvoir intégrer éventuellement un stage en emploi. Que ce soit en centre d’activités de jour, en ateliers sociocommunautaires ou encore en plateau de travail, les services socioprofessionnels consistent à faire cheminer la personne dans ses habiletés et ses compétences afin de l’amener jusqu’où elle est capable de se rendre en tenant compte de ses capacités. On regarde toujours les opportunités en lien avec le développement de ses compétences qu’elle a pu acquérir tout au long de son parcours », mentionne madame Ross.

Des partenaires engagés

La grande implication des organismes partenaires est d’ailleurs une des clés du succès de ce plateau de travail, selon madame Ross. Ces partenaires ouvrent leur milieu de travail pour permettre à ces personnes d’avoir des occasions de travailler et de côtoyer des travailleurs réguliers. « La volonté de nos partenaires de favoriser l’inclusion sociale dans leur milieu respectif démontre leur reconnaissance envers le travail que nos usagers et usagères ayant certaines incapacités accomplissent au quotidien. La contribution de nos usagers est d’autant plus précieuse pour nos organismes partenaires parce que ce sont des personnes qui sont très investies dans leur désir de bien faire leurs tâches. »

Une reconnaissance sociale

Le prix À part entière est venu reconnaître la valeur de leur travail au quotidien et l’implication des partenaires et du personnel de ce plateau de travail. « C’est important pour nous d’avoir remporté ce prix. D’abord, c’est une fierté pour notre personnel, nos partenaires et encore plus, pour nos usagers parce que c’est une reconnaissance sociale de leur apport dans la communauté », estime madame Ross. C’est d’ailleurs une reconnaissance qui confirme qu’ils sont sur la bonne voie et que cela se poursuit. Enfin, elle souhaite que ce modèle innovant, souvent cité en exemple, puisse servir d’inspiration à d’autres communautés.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à visionner la capsule présentant le CIUSSS de la Capitale-Nationale.

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Commission scolaire des Draveurs – Catégorie Commissions scolaires et établissements d’enseignement primaire ou secondaire soutenant la réussite éducative

Des élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou un trouble de santé mentale fréquentant la Commission scolaire des Draveurs participent à un projet d’ateliers musicaux.

Depuis 2017, des élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou un trouble de santé mentale fréquentant la Commission scolaire des Draveurs participent à un projet d’ateliers musicaux. « Ce projet a pris naissance à la polyvalente L’Érablière, en collaboration avec le fondateur du Programme Approsh de la Fondation ÉducaTED. L’objectif de ces ateliers est de permettre aux élèves de s’exprimer autrement que par la parole et de naturellement, vivre des succès en développant des habiletés relationnelles avec leurs pairs », explique madame Jacinthe Tissot, coordonnatrice en adaptation scolaire de la Commission scolaire des Draveurs. Elle ajoute que cette méthode, développée par monsieur Mohamed Ghoul de la Fondation ÉducaTED, vise entre autres à améliorer la communication, les interactions sociales et l’orientation vers les autres, en plus de développer leur intérêt pour la musique.

L’expression par la musique

Dans ces ateliers, les élèves apprennent à travailler le rythme sur des djembés. Cela leur permet de développer leur concentration, leur écoute et leur attention aux autres. Madame Tissot souligne d’ailleurs que c’est un grand défi pour ces élèves ayant un TSA de communiquer par la parole. « Ce projet d’ateliers musicaux augmente beaucoup leurs habiletés et leurs compétences de communication et d’initiatives aussi. Les barrières de la communication tombent parce que l’émotion passe autrement que par les mots », estime madame Tissot.

Selon elle, c’est une expérience musicale bénéfique pour ces jeunes puisqu’elle encourage la collaboration et la solidarité du groupe. « Je me souviens entre autres d’une élève qui refusait complètement d’intégrer le groupe. Après trois ateliers, elle était là et participait comme tous les autres dans le groupe », raconte madame Tissot. En fait, la participation à ces ateliers demeure toujours volontaire et l’élève peut assister sans participer, puis s’intégrer au groupe lorsqu’il se sent à l’aise et en confiance.

Lors de ces ateliers, le formateur, en l’occurrence monsieur Ghoul, encourage la liberté d’expression, la créativité et le développement du potentiel des élèves.

La force du réseau des partenaires

Les liens entre la Fondation ÉducaTED et une équipe de recherche en neuropsychologie de l’Université McGill, dirigée par la chercheuse Ève-Marie Quintin, ont permis de mener ce projet à terme. L’équipe de recherche vise à observer la progression de la communication et de l’investissement des élèves. « Au début, on peut avoir des élèves qui refusent complètement de faire partie du groupe. Ils sont dans la salle, mais ne participent pas. Après quelques ateliers, ils s’intègrent rapidement. » Ainsi, en plus d’offrir aux élèves l’occasion d’explorer leur créativité musicale, les ateliers musicaux serviront également à documenter les recherches sur la perception et les émotions musicales, le comportement et les habiletés cognitives durant l’enfance et l’adolescence.

La reconnaissance d’un projet exemplaire

Madame Tissot tient à rappeler que le Prix À part entière reçu en 2018 revient à l’ensemble des intervenants et intervenantes de la Commission scolaire, qui participent à ce projet. « Je suis surtout fière des directions d’écoles qui acceptent de participer à ce projet parce qu’elles croient au potentiel de leurs élèves et qu’elles croient à l’investissement de leurs intervenants. C’est ce qui me rend le plus fière à la commission scolaire! »

Elle mentionne que son rôle consiste surtout à aider, à piloter et à organiser le projet, mais que la grande part du travail revient aux directions et aux intervenants et intervenantes qui sont impliqués dans ce projet au quotidien.

Enfin, ce prix a suscité beaucoup d’intérêt au sein de la commission scolaire. Un rayonnement qui a permis au projet d’ateliers musicaux de prendre de l’ampleur, et ce, jusqu’à leurs écoles primaires. « En fait, on est déjà rendu à quatre classes d’élèves ayant un TSA au primaire et une douzaine de regroupements au secondaire qui participent à des ateliers musicaux. »

Pour en savoir plus, nous vous invitons à visionner la capsule présentant la Commission scolaire des Draveurs.

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Ville de Victoriaville – Catégorie Municipalités, MRC et autres communautés

Photo d'un camp de jour.

La Ville de Victoriaville a été récipiendaire du Prix À part entière, en 2018, pour la mise en place d’un programme d’intégration pour les enfants handicapés dans ses camps de jour estivaux. Il s’agit d’un programme d’intégration structuré comprenant des balises souples et adaptées pour ces enfants. Bien qu’il existe depuis plus de vingt ans, ce programme d’intégration s’est bonifié récemment. En effet, la Ville a profité de la restructuration de son service d’animation estival pour revoir complètement le programme d’intégration. « On a mis en place un comité de cinq partenaires qui travaille avec nous pour le choix des orientations du programme et pour l’évaluation des besoins des jeunes qui déposent une demande. Ce comité est formé d’intervenants et d’intervenantes du milieu associatif de différentes clientèles. Il y en a trois qui ont un camp de jour spécialisé, ce qui nous permet de faire des offres de services combinées pour certains jeunes qui sont plus difficiles à accueillir à temps plein chez nous ou qui n’ont pas encore développé les habiletés nécessaires pour vivre une intégration réussie », mentionne madame Nathalie Roussel, responsable à l’accessibilité universelle de la Ville de Victoriaville.

Analyser en amont les besoins et le niveau de soutien de l’enfant

Si auparavant ce programme d’intégration accueillait une dizaine de jeunes par année, il en accueille maintenant plus de 80. « On s’est rendu compte qu’avec le nombre de demandes, il fallait mieux se structurer en développant une grille d’évaluation des besoins et du niveau de soutien des enfants. Cette grille en est à sa troisième année d’application et comprend un algorithme informatisé qui génère un code de couleur en fonction des réponses sur le niveau de soutien de l’enfant. Actuellement, il y a cinq villes qui travaillent avec nous pour valider la grille d’évaluation en projet pilote. Il y a aussi des milieux plus ruraux qui eux, vont utiliser la grille papier. On voulait s’assurer que tout le monde pouvait l’utiliser », explique madame Roussel.

La validation de cette grille mènera d’ailleurs à la création prochaine d’une application informatisée. Ce projet est mené en collaboration avec le Carrefour action municipale et famille et l’Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées. Cette application sera ensuite disponible pour l’ensemble des villes qui voudront l’utiliser. « On est en train de démontrer que l’efficacité de la grille permet d’une part de faire des choix éclairés, et d’autre part, qu’elle permet de mettre en place des jumelages plus efficients dans les groupes, pour ainsi optimiser nos ressources d’accompagnateurs et d’accompagnatrices disponibles sur le terrain », précise-t-elle. En plus de mieux encadrer la gestion de l’offre de service et de préparer l’accueil de ces jeunes, cette grille d’évaluation leur permet aussi d’assurer un meilleur arrimage avec la commission scolaire. « On travaille en collaboration avec la commission scolaire parce que c’est elle qui accueille les enfants toute l’année. On a une entente qui nous permet d’échanger de l’information avec les intervenants et les intervenantes, et en contrepartie, à la fin de l’été, on leur achemine un bilan pour chaque enfant qui a fréquenté le camp de jour afin que la commission scolaire puisse s’en servir pour le plan d’intervention à l’école », explique madame Roussel.

Se doter d’un personnel formé et engagé

Madame Roussel tient à souligner que ce projet mise aussi sur le développement des compétences du personnel, en faisant appel aux partenaires du milieu. « On va chercher leur expertise. On a des ententes forfaitaires avec nos organismes spécialisés pour former nos accompagnateurs et nos accompagnatrices, et pour faire de l’accompagnement sur le terrain. Nos partenaires apprécient de pouvoir contribuer de cette façon, car ils connaissent déjà ces enfants qui ont des services dans leur organisation durant l’année. »

De plus, elle ajoute l’importance de pouvoir compter sur des étudiantes et des étudiants en psychoéducation qui reviennent s’investir chaque été pour faire de l’accompagnement auprès des jeunes handicapés. « Ils sont très impliqués dans le fonctionnement du programme d’intégration. C’est une bonne occasion pour eux de mettre en pratique les interventions qu’ils ont apprises durant l’année. C’est aussi un bon lieu d’apprentissage, car notre responsable terrain qui supervise l’ensemble du personnel est psychoéducatrice », indique-t-elle.

S’intégrer tout en s’amusant

Madame Roussel rappelle que ce programme d’intégration permet d’offrir aux enfants handicapés déjà intégrés à l’école, de poursuivre leur été dans un camp de jour avec leurs camarades d’école et de leur quartier. « On reçoit plusieurs commentaires positifs des parents sur le développement de l’autonomie de leur enfant. Le fait qu’ils puissent être avec leurs amis et participer aux mêmes activités que leur groupe, c’est vraiment intéressant pour ces enfants. Pour les autres enfants, côtoyer des personnes qui ont des besoins différents, c’est une belle sensibilisation. »

Selon elle, le Prix À part entière a permis de reconnaître les efforts déployés dans le développement de ce programme unique d’intégration. « Ce prix vient donner la tape dans le dos et nous dire qu’on est sur le bon chemin. On sait que les programmes d’intégration dans les camps de jour sont un enjeu majeur pour les villes et c’est tant mieux si ce que l’on a développé peut servir à d’autres », conclut-elle.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à visionner la capsule présentant la Ville de Victoriaville.

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Patro Roc-Amadour – Catégorie Organismes à but non lucratif

Des jeunes adultes ayant une déficience intellectuelle fréquentant le Patro Roc-Amadour présentent fièrement leur banderole très colorée « Un plus dans ma vie » du secteur Loisir +.

Le Patro Roc-Amadour est un centre communautaire de Limoilou qui œuvre dans sa collectivité depuis plus de 30 ans. L’ouverture et le respect des différences figurent parmi les valeurs qui règnent au Patro Roc-Amadour. En effet, les nombreux services et activités offerts dans ce centre communautaire se basent sur l’entraide, le loisir et l’intervention. « Le Patro Roc-Amadour est classé comme un des plus grands centres communautaires du Québec. C’est un très beau milieu. Toutes les activités sont faites avec bienveillance et l'on accueille tout le monde sans restriction. C’est vraiment la force des Patros, et encore plus, le Roc-Amadour. On a au moins 250 personnes handicapées qui traversent nos portes par semaine », souligne madame Joanie Albert, directrice de la programmation au Patro Roc-Amadour.

Elle indique d’ailleurs que les personnes handicapées qui fréquentent le centre y sont très attachées. En fait, certaines d’entre elles ont commencé très jeunes à participer aux différentes activités de loisir. « On fait beaucoup d’intégration dans nos activités pour les jeunes handicapés. Il y a des jeunes qui commencent à cinq ans dans la clientèle générale du Patro où l’on a des accompagnateurs-animateurs, appelés l’escouade, qui viennent les soutenir s’ils ont de la difficulté à participer pleinement aux activités. Quand ils arrivent à l’adolescence, les jeunes qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme ont plus souvent envie d’être entre eux où ils se créent un lien d’appartenance dans le groupe Ado +. Toutefois, ils peuvent aussi décider de poursuivre avec les ados réguliers avec un accompagnateur », précise madame Albert.

Mieux répondre aux besoins de sa clientèle

Ce centre communautaire œuvre ainsi dans trois champs d’action : les services d’entraide, l’animation d’activités et l’intervention auprès des personnes ayant une déficience physique, une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. « Ce troisième secteur a pris beaucoup d’ampleur avec les années. On est en train de mieux le structurer pour être capables de vraiment répondre à leurs besoins en créant les services requis », mentionne la directrice de la programmation du Patro Roc-Amadour.

Parmi les nombreux services et activités offerts par ce centre communautaire, mentionnons : les samedis loisirs, les camps de vacances, les répits de fin de semaine, le service de surveillance animé après l’école pour les jeunes handicapés, le centre de jour et les activités pour les personnes aînées ayant une incapacité physique ou une déficience intellectuelle ainsi, que le centre de répit et de transition « La Passerelle » pour les adultes ayant un trouble du spectre de l’autisme. Par ailleurs, le service « La Passerelle » a été mis en place en collaboration avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale pour combler le délai d’attente de services en offrant une transition aux jeunes adultes autistes et un répit à leurs parents. « En attendant d’avoir accès à un plateau de travail ou à une autre ressource, on les accueille pour maintenir leur acquis, pour favoriser leur développement intégral et leur socialisation », explique-t-elle.

Un milieu de travail ouvert à la différence

La direction de l’organisme a aussi mis en place un service d’accueil pour les personnes handicapées qui souhaitent trouver un emploi. « On s’organise pour les accueillir dans un travail qui leur convient. Par exemple, on a une employée ayant une incapacité physique qui accueille les gens au service d’entraide. Il a fallu adapter son environnement de travail pour faciliter son intégration en emploi », note-t-elle.

S’engager dans la communauté

Au fil des années, le Patro Roc-Amadour a su s’entourer de partenaires et profiter de l’expertise de ceux-ci afin d’offrir une diversité de services et d’activités pour mieux répondre aux besoins de la communauté. Madame Albert indique qu’ils ont d’importants partenaires, notamment l’organisme Adaptavie, le CIUSSS de la Capitale-Nationale, l’École secondaire de la Cité et la Commission scolaire de la Capitale. « Ce partenariat avec l’organisme Adaptavie nous permet entre autres d’aller chercher une expertise pour bien adapter l’équipement, l’environnement de notre secteur d’intervention », souligne-t-elle. Leur entente avec l’École secondaire de la Cité leur permet d’ailleurs un bel échange de services. Le centre communautaire offre un service de surveillance pour les jeunes handicapés de 12 à 21 ans de cette école et en retour, l’école offre ses locaux aux camps de jour d’été du Patro.

Ces liens tissés depuis plusieurs années et ce partenariat favorisent l’engagement de toute la communauté à accroître la participation sociale des personnes handicapées.

Mettre en lumière leurs actions

Le dépôt de leur candidature au Prix À part entière leur a permis de mettre en lumière ce que le centre communautaire réalise depuis plus de 30 ans. « C’est un baume d’avoir mis des mots sur ce qu’on fait au quotidien. Ce Prix vient reconnaître notre travail. C’est une immense fierté pour nous! C’est une belle tape dans le dos pour dire que c’est beau ce que vous faites et qu’on vous appuie! », s’exclame madame Albert. Cette reconnaissance leur permettra ainsi de développer davantage leur programmation et de bonifier leurs façons de faire afin de maintenir des services de qualité pour toute leur clientèle.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à visionner la capsule présentant le Patro Roc-Amadour.

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Madame Vânia Aguiar – Catégorie Individus

Photo de madame Vânia Aguiar.

Mère d’un jeune adulte ayant une déficience intellectuelle, madame Vânia Aguiar a mis sur pied la Fondation Les Petits Rois, il y a un peu plus de dix-sept ans. Chaque année, les fonds recueillis par cette fondation permettent à près de 400 élèves ayant une déficience intellectuelle de participer à des sorties culturelles et à des activités éducatives adaptées. « La Fondation Les Petits Rois est née quand mon fils est entré à l’École Saint-Pierre-Apôtre. C’est en discutant avec la directrice du peu de ressources pour les élèves de cette école spécialisée que j’ai eu l’idée de créer une fondation pour venir en aide à ces enfants et pour injecter de l’argent dans le projet éducatif de cette école », raconte Vânia Aguiar, présidente et fondatrice de la Fondation Les Petits Rois.

Des projets éducatifs porteurs

Grâce à cette fondation, les projets se sont multipliés à l’école du fils de madame Aguiar. Outre l’ajout d’une journée de plus en orthophonie, la création d’une salle multisensorielle Snoezelen et d’un mini laboratoire informatique, plusieurs projets ont été créés, comme la zoothérapie, la distribution de lait et de collations et les sorties éducatives et culturelles. « On a fait aussi des projets fabuleux avec Le Cirque du Monde. Chaque année, on fait de plus en plus de projets et tous les élèves y participent : aller au musée, aller aux pommes, aller à la cabane à sucre, participer au Défi Altergo, etc. », cite madame Aguiar.

Comme la fondation suit le cheminement scolaire du fils de madame Aguiar, le travail de bonification du projet éducatif a commencé à l’école secondaire spécialisée Irénée-Lussier. « On a fait un énorme projet avec le Musée des Beaux-arts de Montréal. Il se poursuit depuis trois ans où tous les jeunes peuvent créer une œuvre au musée. L’année dernière, on a commencé à faire de la danse thérapie aux Grands Ballets Canadiens avec trois groupes d’élèves en déficience intellectuelle modérée à profonde. C’est très important pour nous d’offrir ces activités et ces projets éducatifs et culturels parce que beaucoup de familles ne sont pas toujours équipées pour permettre ce genre d’expérience », souligne-t-elle.

D’ailleurs, ces projets mis sur pied par la fondation ont eu des impacts significatifs chez les élèves. « Des parents m’appellent pour me dire que leurs enfants arrivent à la maison plus allumés et plus ouverts à recevoir ce qu’ils leur demandent. Aussi, le fait d’avoir pu intégrer une journée de plus par semaine d’orthophonie permet au personnel scolaire d’être capable de bien travailler et de mieux communiquer avec les élèves en classe », note madame Aguiar.

Créer des plateaux de travail à leur mesure

Depuis quatre ans, la fondation a commencé également à s’investir dans la mise sur pied de plateaux de travail pour ces jeunes adultes, dont celui avec Le Château, le Musée des Beaux-arts de Montréal, Québecor et le Cirque du Soleil. « Mon fils qui a maintenant 23 ans est au centre Champagnat. On s’implique aussi dans ce centre en donnant la chance depuis l’année dernière aux jeunes adultes qui ont une déficience intellectuelle plus profonde de pouvoir participer à un projet de stage ou de plateau de travail. Comme ils ont besoin de plus de temps pour acquérir de nouvelles habiletés, on se donne cinq ans pour qu’ils soient capables d’intégrer le marché du travail. On a commencé un plateau de travail à Loto-Québec avec seize jeunes et cette année, un autre plateau de travail avec huit jeunes aux Grands Ballets Canadiens de Montréal », indique madame Aguiar.

Elle souligne que les jeunes qui participent à leurs plateaux de travail vont ainsi continuer à apprendre, à être de plus en plus autonomes, à prouver qu’ils sont capables de faire leur travail convenablement et de travailler en équipe. « Quand les entreprises ouvrent leurs portes aux Petits Rois, elles font une grande différence pour la société mais surtout pour les familles de ces jeunes. Lorsqu’un jeune de 21 ans est sur une liste d’attente pour participer à des activités de jour, un des deux parents se voit dans l’obligation de quitter son travail pour rester avec lui. Chaque fois que je vais faire une présentation dans une entreprise, je sais qu’il y aura quelques jeunes qui vont sortir de la liste d’attente. »

La mission dans l’âme

En plus d’être bénévole auprès de ces jeunes, madame Aguiar est aussi une femme engagée dans sa communauté qui foisonne de projets inspirants pour soutenir ces enfants, ces adolescents, adolescentes, et ces jeunes adultes dans leur quête vers l’autonomie. « Chaque fois que je fais du bénévolat dans les écoles, ils m’aident à vivre mieux. Ils sont des citoyens à part entière. Je les aime et les respecte et c’est le devoir de chacun de nous de leur garantir un présent et un avenir meilleur pour qu’ils puissent vivre dignement dans la société québécoise », estime madame Aguiar.

Selon elle, le Prix À part entière vient donner une crédibilité aux nombreux projets soutenus par la Fondation Les Petits Rois. Madame Aguiar tient d’ailleurs à souligner que ce Prix vient surtout récompenser l’œuvre de cette fondation ainsi que tous ceux et celles qui ont contribué à mettre sur pied tous ces projets.

En somme, cette récompense l’encourage à travailler encore plus pour ces enfants. Madame Aguiar compte poursuivre la création de nouveaux plateaux de travail et mener à terme son projet de maison intelligente pour héberger huit jeunes adultes afin de favoriser leur intégration dans la communauté. Et, ce n’est pas tout! Elle est déjà en train de planifier, en collaboration avec l’Institut de gériatrie de Montréal, un projet pour mieux soutenir les aînés ayant une déficience intellectuelle.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à visionner la capsule présentant madame Vânia Aguiar.

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Madame Marilyne Picard – Mention Coup de cœur du jury

Madame Marilyne Picard – Mention Coup de cœur du jur.

La cofondatrice du mouvement Parents jusqu’au bout!, madame Marilyne Picard, a reçu la mention Coup de cœur du jury pour son engagement et son combat visant à améliorer le soutien financier des familles qui ont un enfant ayant d’importants besoins.

Madame Picard est elle-même la mère d’un enfant ayant plusieurs incapacités physiques et intellectuelles. « Quand on a un enfant handicapé, on est pris avec beaucoup de dépenses liées à la condition de notre enfant. Je me suis dit qu’il fallait faire absolument quelque chose pour nous aider », raconte madame Picard. Elle a donc décidé de mettre sur pied ce mouvement en s’associant à deux mères vivant une situation similaire en février 2015. « Au début, on a géré ce mouvement un peu comme une entreprise. On a créé un site Web, un logo et une page Facebook. Il a fallu aussi aller chercher le maximum d’appuis auprès de plusieurs organismes déjà établis pour nous soutenir dans nos démarches. On a reçu plusieurs lettres d’appui. D’ailleurs, la COPHAN (Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec) nous a beaucoup aidés », mentionne madame Picard.

Le mouvement Parents jusqu’au bout! a pris de l’ampleur après chaque entrevue médiatique pour sensibiliser la population à la situation financière précaire de ces familles. « Les gens nous connaissaient de plus en plus. On recevait beaucoup de messages de parents et d’appuis sur notre page Facebook », se rappelle madame Picard. Puis, elle a vu ses efforts récompensés avec la mise en place d’un nouveau programme gouvernemental en juin 2016 : le Supplément pour enfants handicapés nécessitant des soins exceptionnels. « Quand la mesure a été annoncée, j’étais à l’hôpital avec mon enfant dans la même pièce qu’une maman qui venait de recevoir un lourd diagnostic pour son enfant. J’entendais le médecin lui parler et c’est à ce moment que je me suis rendu compte de ce qu’on avait réalisé. Cette femme ne vivra pas la même chose que l’on a vécue. Enfin, on était reconnues par le gouvernement qui reconnaissait la tâche colossale que l’on a à prendre soin de notre enfant », raconte madame Picard.

Prendre part à l’action

Depuis la création du mouvement Parents jusqu’au bout!, madame Picard a aussi mis sur pied le projet X-Moms au Centre prénatal et jeunes familles de Vaudreuil. Grâce à des services d’infirmières, d’éducatrices spécialisées et de bénévoles, ce projet vise à offrir un service de répit mensuel gratuit aux familles vivant avec un enfant gravement malade ou ayant plusieurs incapacités. Elle s’est également impliquée dans deux conseils d’administration, soit celui de l’organisme Phare Enfants-Familles et de l’organisme de Répit Le Zéphyr.

Lorsqu’elle a été choisie pour le Coup de cœur du jury dans le cadre du Prix À part entière 2018, elle était très fière de recevoir cette mention. « Wow! C’était une belle reconnaissance de mon travail bénévole et qu’on m’ait choisi pour ce prix, surtout la mention Coup de cœur du jury. J’étais vraiment contente de le recevoir », s’exclame madame Picard.

Voulant en faire toujours plus pour les enfants handicapés et leur famille, madame Picard a décidé de poursuivre ce combat sur la scène politique. Elle nous confie que c’est lors de la remise du Prix À part entière, le 19 juin 2018 à l’Hôtel du Parlement, qu’elle en a eu l’idée. « Je me suis dit : il faut que j’en fasse plus. J’ai pris trois jours de réflexion avant de prendre ma décision. C’est vraiment grâce au Prix À part entière si je suis en politique aujourd’hui. » En effet, depuis octobre 2018, elle est députée de Soulanges et adjointe parlementaire de la ministre de la Santé et des Services sociaux pour le volet santé. Elle se dit d’ailleurs très fière de prendre mieux soin des enfants et des adultes ayant une incapacité au sein de ce nouveau gouvernement. 

Pour en savoir plus, nous vous invitons à visionner la capsule présentant madame Marilyne Picard.

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Mise à jour : 10 juin 2019

Gouvernement du Québec.

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