Besoin d'aide ? 1 800 567-1465
Aller au contenu Aller au menu principal Office des personnes handicapées du Québec.
Vous êtes ici :

Foire aux questions - Statistiques sur les personnes handicapées

1. Combien y a-t-il de personnes handicapées au Québec?

En 2010-2011, le taux d’incapacité observé parmi la population québécoise de 15 ans et plus vivant en ménage privé ou en ménage collectif non institutionnel est de 33,3 %, ce qui correspond à environ 2 215 100 personnes. Si l'on tient compte de la gravité de l’incapacité, la majorité des personnes ont une incapacité légère (1 504 500) alors que 710 700 personnes ont une incapacité modérée ou grave.

Avoir une incapacité modérée ou grave entraîne généralement des répercussions plus importantes sur la capacité des personnes à réaliser leurs activités courantes, mais également leurs rôles sociaux comme étudier, travailler ou participer à des activités de loisirs compte tenu des obstacles auxquels elles doivent faire face dans leur environnement. Le besoin d’aide pour les activités de la vie quotidienne et l’utilisation des services de santé augmentent aussi avec le niveau de gravité de l’incapacité. Les personnes ayant une incapacité modérée ou grave seraient ainsi plus sujettes à rencontrer des obstacles dans l’accomplissement d’activités courantes que les personnes ayant une incapacité légère. Par le fait même, les personnes ayant une incapacité modérée ou grave correspondraient davantage à la définition de personne handicapée selon la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale (voir la question 2 de la foire aux questions sur la Loi).

Pour plus d’information, consulter les documents suivants : 

2. Comment mesure-t-on le nombre de personnes handicapées au Québec? 

Deux grandes enquêtes populationnelles sont actuellement utilisées par l’Office afin d’estimer le nombre de personnes avec incapacité et de dresser un portrait de leur participation sociale : l’Enquête québécoise sur les limitations d’activités, les maladies chroniques et le vieillissement (EQLAV) 2010-2011 et l’Enquête canadienne sur l’incapacitéCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web. (ECI) 2012.

Réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, l’EQLAV fournit les taux d’incapacité pour le Québec et pour chacune des régions sociosanitaires. Elle procure aussi des données sur le profil sociodémographique et économique de la population des personnes avec incapacité et documente les besoins d’aide pour les activités de la vie quotidienne (AVQ) de même qu’elle offre une mesure globale de la participation sociale. Le principal objectif de cette enquête est de documenter l’utilisation des services de santé et des services sociaux par les personnes avec incapacité, les personnes âgées et celles ayant une maladie chronique.

Pour sa part, l’ECI, réalisée par Statistique Canada, permet de décrire le profil sociodémographique et économique de la population des personnes avec incapacité ainsi que leur utilisation d’aides techniques en plus de dresser un portrait de plusieurs domaines de leur participation sociale tels que les AVQ, les déplacements, l’habitation, l’éducation et l’emploi.

Pour plus d’information sur ces enquêtes, consulter le document L’Enquête québécoise sur les limitations d’activités, les maladies chroniques et le vieillissement et l’Enquête canadienne sur l’incapacité : Comment expliquer des taux d’incapacité aussi différents entre ces deux enquêtes? :

3. Quel est le profil général de la population des personnes handicapées?

Les personnes avec incapacité de 15 ans et plus présentent un profil démographique et économique moins favorable que celui des personnes sans incapacité. En effet, les personnes avec incapacité sont, en proportion, plus nombreuses que celles sans incapacité à vivre seules, à se considérer comme en mauvaise santé, à ne posséder aucun diplôme d’études secondaires et à être sans emploi. Elles appartiennent aussi plus souvent à un ménage vivant sous le seuil de faible revenu et résident plus souvent dans un milieu très défavorisé sur le plan matériel ou sur le plan social. Dans tous les cas, ce profil est encore moins favorable pour les personnes ayant une incapacité modérée ou grave que pour celles ayant une incapacité légère. Pour plus d’information à ce sujet, consulter le document suivant :

4. Quels sont les types d’incapacité les plus fréquents parmi la population?

L’incapacité liée à l’agilité (par exemple, avoir de la difficulté à se pencher, à se servir de ses doigts pour saisir ou manier des objets, à tendre les bras dans n’importe quelle direction, à s’habiller ou se déshabiller, à couper sa nourriture) et celle liée à la mobilité (par exemple, avoir de la difficulté à marcher, à monter ou à descendre un escalier ou à se tenir debout pendant plus de 20 minutes) sont les incapacités les plus répandues parmi la population de 15 ans et plus au Québec. En 2010-2011, 15,2 % des Québécoises et des Québécois avaient une incapacité liée à l'agilité alors que 13,2 % présentaient une incapacité liée à la mobilité. Les autres types d’incapacité sont l’incapacité liée à l’audition (7,4 % de la population), à la mémoire (5,3 %), à l’apprentissage (les troubles de l’apprentissage, les troubles de la perception, les difficultés d’attention et l’hyperactivité) (4,8 %), à la vision (4,6 %), aux troubles psychologiques (comme les phobies, l’anxiété, la dépression, les problèmes d’alcool, de drogue ou de jeu et la schizophrénie) (4,2 %), à la parole (1,5 %) et à la déficience intellectuelle ou aux troubles du spectre de l’autisme (1,0 %). Pour plus d’information à ce sujet, consulter les documents suivants :

5. Les personnes handicapées rencontrent plusieurs obstacles dans leur quotidien. Quels sont-ils?

Les personnes avec incapacité peuvent rencontrer de nombreux obstacles qui freinent leur participation sociale. Par exemple, plusieurs n’ont pas toutes les aides techniques dont elles auraient besoin pour pallier leur incapacité alors que d’autres ne reçoivent pas toute l’aide humaine nécessaire pour accomplir leurs activités quotidiennes. 

Ainsi, en 2012, 76 % des personnes avec incapacité utilisent une aide technique pour corriger une déficience ou compenser une incapacité. Par exemple, les personnes avec incapacité peuvent utiliser des aides à l’audition, à la vision, à la parole ou encore des aides qui facilitent leurs déplacements comme les cannes ou les fauteuils roulants. Certaines aides peuvent aussi permettre d’améliorer l’agilité, de diminuer la douleur ou de faciliter l’apprentissage (par exemple, un logiciel correcteur d’orthographe ou de grammaire). Toutefois, en 2012, 26 % des personnes avec incapacité ont des besoins en aide technique qui ne sont pas comblés, soit parce qu’elles n’ont pas toutes les aides requises ou qu’elles n’en ont aucune, ce qui représente environ 156 000 personnes au  Québec.

D’autre part, 75 % des personnes handicapées avaient besoin de l’aide d’une autre personne pour accomplir leurs tâches quotidiennes et domestiques comme se laver, manger, préparer leur repas, faire leur ménage, aller à leurs rendez-vous ou faire leurs courses. Parmi celles-ci, 57 % ont des besoins qui ne sont pas comblés, soit parce qu’elles ne reçoivent pas d’aide ou qu’elles ont besoin d’une aide additionnelle. Cette situation touche plus d’un quart de million de personnes au Québec en 2012 (254 000 personnes).

6. Quelles sont les principales aides techniques utilisées par les personnes handicapées?

Plusieurs types d’aides techniques sont utilisés par les personnes avec incapacité pour corriger une déficience ou compenser une incapacité. En fait, les trois quarts des personnes avec incapacité utilisent des aides techniques en 2012. Par exemple, 27 % des personnes ayant une incapacité liée à l’audition utilisent une prothèse auditive, 44 % des personnes avec une incapacité liée à la vision font l’usage de loupes et 18 % utilisent du matériel de lecture en gros caractères. Parmi les personnes ayant une incapacité liée à la motricité, 34 % utilisent une canne, un bâton de marche ou des béquilles et 15 % utilisent une marchette.

7. Combien de personnes se déplacent en fauteuil roulant (non motorisé ou électrique) ou en quadriporteur ou triporteur?

En 2012, parmi les personnes ayant une incapacité liée à la motricité (c’est-à-dire celles ayant mobilité, dextérité ou flexibilité), 9,5 % utilisent un fauteuil roulant non motorisé, ce qui représente environ 45 320 personnes, et 1,5 % utilisent un fauteuil roulant électrique, soit environ 6 940 personnes. 

Fauteuil roulant non motorisé
Fauteuil roulant non motorisé.
Fauteuil roulant motorisé
Fauteuil roulant motorisé.

En ce qui concerne les quadriporteurs ou les triporteurs, 3 % des personnes avec une incapacité liée à la motricité en font usage en 2012, ce qui représente environ 14 300 personnes au Québec.

Quadriporteur
Quadriporteur.
Triporteur
Triporteur.

 

Mise à jour : 25 août 2015

Besoin d'aide? 1 800 567-1465.
Gouvernement du Québec.

© Gouvernement du Québec Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.