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Express-O Volume 10, numéro 10 – mars 2017

NOUVELLES DE L'OFFICE

Trois projets d’expérimentation porteurs pour la participation sociale des personnes handicapées

L’Office vous présente, dans cet article, les trois projets retenus dans le cadre du dernier appel de propositions du Programme de subventions à l’expérimentation – volet Expérimentation.

À noter qu’une somme totale de 245 000 $ sera attribuée pour la réalisation de ces trois projets.

Projet retenu : Développement et évaluation des impacts d’un programme d’intervention favorisant la participation sociale des personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) dans la société du numérique

Équipe de recherche :

  • Dany Lussier-Desrochers, professeur au département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières et directeur général du Centre de partage d’expertise en intervention technoclinique (CPEITC)
  • Claude L. Normand, professeure au département de psychoéducation et de psychologie de l’Université du Québec en Outaouais
  • Alejandro Romero-Torres, professeur au département de management et technologique de l’École de Science de la Gestion de l’Université du Québec à Montréal
  •  Yves Lachapelle, professeur titulaire au département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières

Ce projet vise à développer un programme d'intervention favorisant la participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle dans le contexte de la société numérique actuelle. Il vise également à évaluer les impacts de ce programme sur la trajectoire d'inclusion numérique des participants ainsi que sur leur autodétermination et leur qualité de vie. 

En effet, notre société a enclenché un virage numérique : les technologies de l'information et de la communication occupent une place de choix dans nos vies. Elles sont souvent privilégiées en tant que vecteur pour la diffusion de l'information et comme moyen d'accès pour certains services. En outre, les individus interagissent de plus en plus par l'intermédiaire des réseaux sociaux.

Par contre, le virage numérique peut être un obstacle à la participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle. Ces dernières ne comprennent pas nécessairement les usages sur les façons de communiquer au sein de la société numérique. Elles peuvent aussi éprouver certaines difficultés pour accéder aux renseignements et aux différents services qui sont présents dans le Web. Par exemple, elles pourraient ne pas être en mesure de discerner des annonces susceptibles d’être frauduleuses. Dans ce contexte, il importe qu’elles apprennent à user de prudence dans leur utilisation des technologies numériques. 

Ce projet vise donc à outiller les personnes ayant une déficience intellectuelle pour favoriser leur autodétermination par rapport à la société numérique. De plus, il s'inscrit dans l'un des résultats attendus de la politique À part entière, soit d’offrir aux personnes handicapées la possibilité de s'exprimer et de communiquer adéquatement avec autrui, peu importe les moyens de communication utilisés.

Partenaires :

  • Regroupement pour la Trisomie 21
  • Centre de ressources éducatives et pédagogiques (CREP) de la Commission scolaire de Montréal

Projet retenu : Évaluation du projet « Des vacances qui font du bien! », une recherche participative

Équipe de recherche :

  • Hélène Carbonneau, professeure au département d’études en loisir, culture et tourisme de l’Université du Québec à Trois-Rivières
  • Julie Fortier, Ph. D., au département d’études en loisir, culture et tourisme de l’Université du Québec à Trois-Rivières

Ce projet d’expérimentation permettra de faire ressortir les approches gagnantes pour l'intégration des enfants handicapés en camps de jour et pour la mise en place d’activités estivales dédiées aux jeunes handicapés âgés de 12 à 21 ans. 

À cet effet, seront évalués quatre aspects de l'impact du projet madelinois « Des vacances qui font du bien! », soit :

  • la conciliation travail-famille et le sentiment de répit des parents;
  • la qualité de l'expérience de loisir des jeunes handicapés;
  • le sentiment d'efficacité des accompagnateurs;
  • les attitudes des animateurs en regard de l'intégration de jeunes handicapés.  

Ce projet se penchera aussi sur l’identification et la compréhension des processus sous-jacents à la réalisation du continuum d'intégration des enfants et des jeunes handicapés ainsi que des facteurs déterminants de son efficacité.  

Finalement, les conditions et le processus du partenariat sur lequel s'appuie cette approche seront documentés. 

Ce projet s’inscrit en cohérence avec l’un des résultats attendus de la politique À part entière qui est de tendre vers la parité entre les personnes handicapées et les autres citoyens dans l’exercice des rôles sociaux, notamment par l’accroissement de la participation des personnes handicapées à des activités de loisir, de sport, de tourisme et de culture. Cela est sans négliger que la mise en place de services estivaux de qualité contribue également à l’amélioration du soutien offert aux familles.

Partenaires :

  • Regroupement loisir des Îles
  • Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées (AQLPH)

Projet retenu : Outil d’évaluation de la qualité des environnements domiciliaires et institutionnels fréquentés par les personnes ayant un TSA

Équipe de recherche :

  • Ernesto Morales, professeur au département de réadaptation de l’Université Laval
  • Jacqueline Rousseau, professeure titulaire à l’École de réadaptation de l'Université de Montréal
  • Geoffrey Edwards, professeur titulaire au département des sciences géomatiques de la Faculté de foresterie et géomatique de l’Université Laval

Grâce au développement d’un outil permettant d'évaluer la qualité des environnements domiciliaires et institutionnels que les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) fréquentent, ce projet vise à améliorer l’environnement physique de ces dernières.  

Il va sans dire que les individus interagissent quotidiennement avec leur environnement physique. Plusieurs éléments de cet environnement peuvent former des obstacles, comme les barrières architecturales, certains types de stimulus ou encore des éléments stresseurs liés à la configuration de l’espace. 

D’ailleurs, certaines personnes sont plus sensibles que d'autres aux stimuli extérieurs, dont les personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA). L'éclairage, le bruit, les couleurs et les textures ne sont que quelques exemples de stimuli qui peuvent affecter significativement leur vie quotidienne. En ce sens, leur environnement physique peut représenter un obstacle de taille à leur participation sociale.

Ce projet d’expérimentation est associé à plusieurs résultats attendus de la politique À part entière. En effet, en créant des environnements accessibles, de même qu’en permettant aux personnes ayant un TSA de se loger adéquatement, selon leurs besoins spécifiques et dans un lieu librement choisi, ce projet vise à accroître leur participation sociale.

Partenaires :

  • Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale
  • Espace-TSA Québec
  • Regroupement des organismes des personnes handicapées de la région 03 (ROP-03)

Et maintenant?

Les équipes de recherche disposeront de 24 mois pour réaliser leur projet. Express-O vous informera de l’avancement de ces trois projets d’expérimentation et vous partagera leurs résultats finaux.

Gouvernement du Québec.

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