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Office des personnes handicapées du Québec

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Cyberbulletin officiel de l'Office des personnes handicapées du Québec

Express-O Volume 6, numéro 18 – 3 décembre 2012

Journée internationale des personnes handicapées

DOSSIER SPÉCIAL

Les enfants handicapés risquent
davantage d’être confrontés à la violence

Par rapport aux enfants n’ayant pas d’incapacité, les enfants handicapés ont une probabilité presque quatre fois plus grande d’être confrontés à la violence. C'est ce que révèle une étude commandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), analysant des données sur plus de 18 000 enfants vivant dans des pays à haut revenu (Espagne, États-Unis, Finlande, France, Israël, Royaume-Uni et Suède).

Publiée en juillet dernier dans la réputée revue médicale The Lancet, cette étude conclut que les enfants handicapés encourent aussi presque trois fois plus de risques d’être victimes d’actes de violence sexuelle. Il semble que les enfants ayant un trouble de santé mentale ou une déficience intellectuelle soient les plus vulnérables à cet égard, avec un risque 4,6 fois plus élevé par rapport à ceux qui ne sont pas handicapés.

Le rapport Vivre avec une incapacité au Québec (2010), produit par l’Institut de la statistique du Québec en collaboration avec l’Office des personnes handicapées du Québec, rapporte également des données fort préoccupantes à ce sujet. Selon ce rapport, 45 % des enfants québécois handicapés ont été agressés ou attaqués par d’autres enfants au cours d’une période de douze mois.

Facteurs de risque

Selon l’OMS, la stigmatisation, la discrimination et le manque d’information concernant les incapacités, de même que l’absence de soutien social aux personnes s’occupant des enfants handicapés, sont les facteurs qui exposent ceux-ci à un risque accru de violence. En effet, tel que le rapportait Express-O en octobre 2011, les préjugés sont souvent fondés sur une mauvaise connaissance, laquelle peut entraîner des attitudes ou des comportements discriminatoires. Les préjugés peuvent donc être à l’origine d’actes de violence envers les enfants handicapés.

De plus, les résultats de l’étude suggèrent que le placement des enfants handicapés en institution les rend aussi plus vulnérables. Bien sûr, dans ces milieux et ailleurs, les enfants ayant une incapacité sensorielle sont davantage susceptibles d’être victimes de violence, puisqu’il leur est plus difficile de révéler les abus.

Prévenir les actes de violence

« Nous savons qu’il existe des stratégies spécifiques pour prévenir la violence et pour en atténuer les conséquences, affirme le DEtienne Krug, directeur du département Prévention de la violence et du traumatisme et handicap à l’OMS. Il nous faut maintenant déterminer si elles sont efficaces aussi pour les enfants handicapés. Un programme d’action doit être établi. »

En effet, certains programmes de visites dans les maisons de soins pour les enfants exposés au risque de violence et les formations visant à améliorer les compétences parentales ont prouvé leur efficacité pour éviter la violence à l’encontre des enfants n’ayant pas d’incapacité. Selon l’OMS, la priorité devrait être de mettre en œuvre ces mesures prometteuses et d’autres, décrites notamment dans le Guide sur la prévention de la maltraitance des enfantsCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web. publié par l’OMS, et d’évaluer leur efficacité.

Au Québec, « agir contre les préjugés et la discrimination » et « agir contre toute forme d’exploitation, de violence et de maltraitance » sont deux priorités de la politique gouvernementale À part entièreCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.. Des projets relatifs à l’information, à la sensibilisation et à la formation sont en cours, notamment un projet de sensibilisation des élèves du primaire (voir article « De la sensibilisation positive pour aider les élèves handicapés victimes de brimades » publié dans l’Express-O du 19 octobre 2011Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.).

« La manière dont l’entourage traite un enfant handicapé conditionne énormément l’impact qu’aura [son incapacité] sur sa qualité de vie, souligne le DMark Bellis, chercheur principal pour cette étude. Il incombe aux gouvernements et à la société civile de veiller à exposer et à prévenir de tels processus de victimisation. »

Office des personnes handicapées du Québec.

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