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Office des personnes handicapées du Québec

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Cyberbulletin officiel de l'Office des personnes handicapées du Québec

Express-O Volume 8, numéro 10 – 18 mars 2015

DOSSIER SPÉCIAL CAMPS DE JOUR

un moniteur et des enfants sur le gazon

Dame nature ne nous le fait pas trop sentir, mais n’empêche que l’hiver achève. Et pour plusieurs, il est temps de planifier les vacances estivales ou encore d’inscrire les enfants au camp de jour. Depuis plusieurs années, un grand nombre de municipalités québécoises offrent de tels camps. Avec ses activités sportives, culturelles et récréatives, ce service permet aux enfants de s’amuser dans un cadre sécuritaire, tout en développant leurs habiletés sociales. De plus, facilitant la conciliation travail-famille, le service de camp de jour s’avère souvent essentiel pour les parents qui ne peuvent pas s’absenter de leur emploi durant la période estivale.

Express-O vous propose donc un dossier sur l’intégration des enfants handicapés dans les camps de jour municipaux.

Portrait de la situation au Bas-Saint-Laurent

La question de la participation des enfants handicapés dans les camps de jour estivaux municipaux s’est graduellement imposée dans le cadre des travaux de la Table régionale pour l’intégration en service de garde des enfants ayant des besoins particuliers au Bas-Saint-Laurent. C’est pourquoi, à l’automne 2013, l’Office des personnes handicapées du Québec mettait sur pied un comité régional sur ce sujet avec les partenaires du milieu (réseau de la santé, municipalités, organismes communautaires).

Ce comité a identifié plusieurs obstacles pouvant nuire à la participation des enfants handicapés dans les camps de jour estivaux municipaux du Bas-Saint-Laurent. Parmi ceux-ci, notons : la faible densité de la population sur un grand territoire, des lacunes importantes quant à l’offre de services pour les enfants qui ont des besoins d’accompagnement et le manque d’outils et de ressources adaptés dans les petites municipalités.

Avant d’en arriver à proposer des mesures concrètes pour réduire ces obstacles, un portrait précis de la situation a été dressé par le biais d’un sondage auprès de l’ensemble des 114 municipalités du Bas-Saint-Laurent. L’Office publiait récemment les résultats de cette enquêteCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web..

Plusieurs faits intéressants y sont relevés. On y apprend, par exemple, que la grande majorité des municipalités donnent accès à un service de camp de jour estival municipal. Si la municipalité ne peut pas fournir elle-même ce service, elle dispose d’une entente avec une municipalité voisine permettant à ses citoyens d’avoir accès au camp. Dans tous les cas, le coût d’inscription d’un enfant handicapé est le même que celui d’un enfant sans incapacité.

En 2013 (année de référence du sondage), près de 80 % des municipalités offrant elles-mêmes des camps de jour estivaux se sentaient en mesure d’accueillir des enfants handicapés dans leur camp de jour. Parmi celles-ci, 65 % étaient en mesure d’offrir de l’accompagnement pour ces enfants et près de la moitié obtenaient du financement de la part du Programme d’accompagnement en loisirs pour les personnes handicapéesCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.. Les autres sources de financement étaient soit le programme Emploi d’été CanadaCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web. (Été carrière), une fondation ou la municipalité.

Diverses mesures ont été mises en place afin d’accueillir les enfants handicapés au camp de jour : embauche de ressources spécialisées, collaboration avec les centres de réadaptation ou avec le centre de santé et de services sociaux. La mesure la plus répandue (52 %) est l’embauche de moniteurs supplémentaires. De plus, on remarque que la quasi-totalité (96 %) des municipalités dont le camp de jour a accueilli des enfants handicapés leur ont offert un service d’accompagnement.

Office des personnes handicapées du Québec.

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