Besoin d'aide ? 1 800 567-1465
Aller à l'article de Express-O Aller au menu principal Office des personnes handicapées du Québec.
Vous êtes ici :
Conjuguer nos forces. Cyberbulletin Express-O.
Cyberbulletin officiel de l'Office des personnes handicapées du Québec

Express-O Volume 9, numéro 7 – 18 décembre 2015

MIEUX COMPRENDRE... EN 3 MINUTES

Chaque mot à sa place

Pour faciliter la compréhension de la participation sociale des personnes handicapées, le choix des mots est important. Les mots à connotation négative (déficient, invalide, fou…) contribuent à propager des préjugés, et ces préjugés mènent parfois à la discrimination (voir l’article « L’importance des mots » de l’édition précédente). L’exactitude des mots employés contribue, au contraire, à dépeindre la situation telle quelle est, ce qui favorise la compréhension de la situation des personnes handicapées et réduit les préjugés.

Une déficience entraîne une incapacité

La déficience est une altération organique, c’est–à–dire un dysfonctionnement d’une partie du corps. C’est une caractéristique de la personne.

  • Paul a une déficience du système musculaire.
  • Johanne a une déficience du système auditif. 

Cette déficience entraîne certaines incapacités. L’incapacité correspond aux diverses aptitudes d’une personne, c’est-à-dire à son fonctionnement. Ces aptitudes peuvent être liées aux activités intellectuelles, au langage, aux sens, à l’activité motrice, etc. L’incapacité est une réduction de la capacité d’accomplir une activité.

  • Paul a une déficience du système musculaire. Il a une incapacité à la marche.
  • Johanne a une déficience du système auditif. Elle a une incapacité auditive.

Ainsi, on peut opter pour le mot « déficience » ou le mot « incapacité », selon que l’on veuille mettre l’accent sur l’aspect organique ou sur l’aspect fonctionnel.

Et la situation de handicap?

La situation de handicap n’est pas liée uniquement à la personne. C’est le résultat d’une interaction entre, notamment, les incapacités de la personne, ses capacités, ce qu’elle fait et les caractéristiques de l’environnement.

  • Paul a une déficience du système musculaire. Il a une incapacité à la marche. Il est en situation de handicap lorsqu’il veut se rendre au deuxième étage d’un édifice sans ascenseur.
  • Johanne a une déficience du système auditif. Elle a une incapacité auditive. Dans une salle d’attente, elle est en situation de handicap si on l’appelle uniquement de vive voix ou par haut-parleur.
Une situation de handicap (à gauche) et une situation de participation sociale (à droite)
À gauche : un homme se déplaçant en fauteuil roulant devant trois marches. À droite : une femme se déplaçant en fauteuil roulant dans une rampe d'accès à un immeuble.

Le concept de « situation de handicap » est très important. Il permet de départager ce qui relève de la personne de ce qui ne relève pas d’elle, mais plutôt de l’ensemble des citoyens, des gouvernements et des organisations (publiques, privées et communautaires). Ce concept sous-tend que si l’environnement était adapté, il n’y aurait pas de situation de handicap. C’est donc aux gouvernements et aux organisations d’adapter l’environnement et de fournir aux personnes handicapées les outils et les services leur permettant de développer leurs capacités à la mesure de leur potentiel.

Vers une situation de participation sociale

Le contraire d’une situation de handicap est une situation de participation sociale. Cette situation se définit comme la pleine réalisation des activités courantes de la personne (se nourrir, se déplacer, se loger, communiquer avec les autres…) et de ses rôles sociaux (étudier, travailler, pratiquer des loisirs, s’impliquer dans des partis politiques, des clubs, des organismes communautaires…).

  • Paul a une déficience du système musculaire. Il a une incapacité à la marche. Il est en situation de participation sociale lorsqu’il veut se rendre au deuxième étage d’un édifice et qu’il y a un ascenseur.
  • Johanne a une déficience du système auditif. Elle a une incapacité auditive. Comme elle a confiance en elle, elle n’hésite pas à demander de l’aide, voire à proposer des solutions pour corriger un manque d’accessibilité. Dans la salle d’attente sans panneau numérique de son dentiste, elle demande qu’on vienne la chercher. Elle est alors en situation de participation sociale.

Une personne peut donc être en situation de handicap dans certaines circonstances et en situation de participation sociale dans d’autres.

La politique gouvernementale À part entière s’appuie sur cette conception renouvelée de la participation sociale. Celle–ci a l’avantage de prendre en compte le potentiel et les forces des personnes. Cette approche place le Québec à l’avant–garde des travaux en ce domaine.

Gouvernement du Québec.

© Gouvernement du Québec, 2019 Ce contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.