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Office des personnes handicapées du Québec

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Rencontres de groupe

Pour une personne avec incapacité de la parole ou du langage

Avant la tenue de la rencontre

  • s’il est connu à l’avance qu’une personne aphasique/dysphasique sera présente, communiquer avec elle pour connaître ses besoins particuliers;
  • lui faire parvenir les documents pour qu’elle puisse en prendre connaissance à l’avance;
  • intégrer des photos, des images, des dessins ou des pictogrammes au document principal;
  • accompagner les documents d’un résumé ou d’explications sur le vocabulaire utilisé;
  • prévoir :
    • suffisamment de temps pour les discussions et les activités;
    • des pauses à des intervalles acceptables;
  • pour la personne aphasique :
    • prendre pour acquis qu'elle est compétente;
    • lui remettre par écrit l’information pertinente sur la rencontre (par exemple, la date, le lieu ainsi que les sujets qui seront abordés ou les activités à venir);  
    • préparer une présentation dans laquelle sont énumérés en mots clés les éléments de discussion (par exemple, une présentation de type PowerPoint).

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Choix du lieu de la rencontre

  • s’assurer d’avoir une salle dont l’éclairage permet de bien voir le visage des participantes et des participants;
  • privilégier un endroit calme pour faciliter la communication.

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Arrivée sur les lieux de la rencontre

  • éliminer au maximum les bruits environnants qui pourraient nuire à la communication;
  • informer les présentatrices et les présentateurs de son incapacité ainsi que des mesures appropriées à prendre.

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Arrivée de la personne

  • se présenter;
  • vérifier :
    • ses besoins;
    • si elle désire que les participantes et les participants soient informés de son incapacité;
  • prendre les dispositions nécessaires pour qu’elle comprenne bien les interventions pendant la rencontre;
  • si la personne est aphasique, lui offrir du papier et un crayon pour lui permettre de communiquer.

Savez-vous que?

La communication orale simplifiée signifie que, pour des communications orales claires et simples, le message doit être adapté à l’interlocuteur, à l’interlocutrice ou à l’auditoire. Avec certains interlocuteurs ou certaines interlocutrices, il faut tenir compte du niveau de compréhension et prendre l’habitude de vérifier si le message est bien compris.

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Attribution des places

  • réserver quelques sièges en face des présentateurs et des présentatrices pour faciliter son suivi lors de la rencontre;
  • s'assurer que la place qui lui est attribuée lui permette de bien voir tous les indices visuels pouvant l'aider à comprendre les éléments pertinents discutés;
  • respecter le fait qu’elle souhaite choisir elle-même la place où elle désire s’asseoir.

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Début de la rencontre

  • informer, si elle est d'accord, les participantes et les participants de son incapacité; 
  • demander à chacune et à chacun d’utiliser un débit vocal régulier ainsi que de s’exprimer clairement et sans acronyme, si possible;
  • émettre la consigne qu’une seule participante ou un seul participant à la fois devra parler au cours de la rencontre.

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Lorsque vous prenez la parole

  • éviter :
    • d’avoir un objet dans la bouche;
    • de manger ou de mâcher de la gomme;
  • prendre le temps de bien s’exprimer;
  • parler clairement et à vitesse modérée;
  • utiliser :
    • une intonation normale;
    • un vocabulaire simple et adéquat;
    • des phrases courtes;
    • des gestes et des mimiques naturels;
  • poser une question ou parler d’un sujet à la fois;
  • si elle vous indique qu’elle n’a pas compris un mot, le répéter ou l’épeler;
  • vérifier que votre message est bien compris :
    • en posant, aux participantes et aux participants, des questions auxquelles ils peuvent répondre par « oui » ou « non »;
    • si une personne dysphasique est présente :
      • vous pouvez offrir, un choix de réponse ou un mot simple (par exemple, « Est-ce que j’ai dit qu’il faut remplir le formulaire tout de suite ou après la rencontre? » ou « Quand devez-vous remplir le formulaire? »);
      • éviter de poser la question : « Est-ce que vous avez compris ? », car elle peut répondre « oui » sans avoir saisi votre message;
  • si elle n’a pas compris votre message :
    • le reformuler autrement;
    • l’expliquer;
    • utiliser des supports visuels (par exemple, des photos, des images, des dessins ou des pictogrammes);
    • pointer les lettres de l’alphabet pour vous faire comprendre;
  • faire régulièrement une synthèse des échanges en cours;
  • en cas de doute sur sa compréhension, lui demander des suggestions pour améliorer la communication.

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Lorsque la personne prend la parole

  • lui donner le temps de s’exprimer, sans l’interrompre;
  • prendre le temps de se familiariser avec la façon dont elle s’exprime;
  • se concentrer sur ce qu’elle dit et non sur comment elle le dit;
  • être attentif aux gestes qu’elle effectue pour se faire comprendre;
  • si elle semble en difficulté, exaspérée ou anxieuse, résumer ses propos pour l’aider à compléter sa communication;
  • si la personne est aphasique :
    • la laisser d'abord trouver le mot qu'elle veut employer;
    • lui suggérer des mots, en tenant compte du contexte, lorsqu'elle ne parvient pas à en trouver;
  • vérifier si vous avez bien compris ce qu’elle exprime en lui posant des questions auxquelles elle peut répondre par « oui » ou « non »;
  • lui demander de répéter ses propos au besoin.

Savez-vous que?

Le premier mot qu'une personne aphasique emploie n'est peut-être pas celui qu'elle veut dire. Parfois, le mauvais mot ressemble au bon mot (par exemple, « avion » sonne comme « camion » et tous les deux sont de la même catégorie, soit des moyens de transport). Vérifier avec la personne si le mot qu'elle a utilisé correspond à son intention.

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Présence d’une accompagnatrice ou d’un accompagnateur

  • considérer l’accompagnatrice ou l’accompagnateur comme une personne-ressource et non comme une participante ou un participant;
  • s’adresser à elle et non à l’accompagnatrice ou à l’accompagnateur;
  • utiliser, comme dernier recours seulement, l’aide de l’accompagnatrice ou de l’accompagnateur pour comprendre ou être compris;
  • s’assurer que la conversation ne lui échappe pas si le recours à l’aide de l’accompagnatrice ou de l’accompagnateur s’est avéré nécessaire.

Savez-vous que?

Une accompagnatrice ou un accompagnateur peut être un parent, un membre de la famille ou toute personne désignée par la personne ayant une incapacité, quelle que soit la source de celle-ci.

L'accompagnatrice ou l'accompagnateur peut aider la personne à s'exprimer, à comprendre les situations et les messages, à se déplacer ou à réaliser des activités diverses comme effectuer des achats.

Un parent ou un membre de la famille peut donc être présent peu importe l’âge de la personne ayant une incapacité de la parole et du langage. Cela ne signifie pas nécessairement qu'elle ne peut se représenter.

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La personne aphasique doit prendre une décision

  • faire un arbre de décision indiquant les éléments pertinents et les liens entre eux;
  • énumérer les choix à l’aide de mots clés sur une feuille;
  • lui demander de pointer son choix. 

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La personne aphasique utilise un tableau de communication

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Mise à jour : 9 avril 2019

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