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Office des personnes handicapées du Québec

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Rencontres de groupe

Pour une personne avec incapacité visuelle

Avant la tenue de la rencontre

  • s’il est connu à l’avance qu’une personne ayant une incapacité visuelle sera présente, communiquer avec elle pour connaître ses besoins particuliers;
  • lui faire parvenir les documents pour qu’elle puisse en prendre connaissance à l’avance;
  • considérer la disponibilité des services de transport adapté pour planifier les heures de début et de fin de la rencontre;
  • lui offrir de lui faire parvenir une description détaillée de l’immeuble si possible;
  • s’entendre avec elle sur la façon de lui être utile à son arrivée à l’établissement;
  • nommer une personne responsable de l’attendre à la réception et de la guider au lieu de rencontre.

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Choix du lieu de la rencontre

  • s’assurer d’avoir une salle dont l’éclairage permet de bien voir les contrastes;
  • prévoir un espace suffisant pour qu’un chien guide puisse demeurer près d’elle.

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Arrivée sur les lieux de la rencontre

  • informer le personnel de l’établissement de la présence d’une personne ayant une incapacité visuelle et de l’endroit où a lieu la rencontre;
  • vérifier que les stationnements, les aires d’entrée, les zones de passage, les trottoirs, les portes ainsi que les corridors soient dégagés et libres de tout obstacle pour qu’elle et son chien guide, le cas échéant, puissent circuler aisément;
  • préparer des itinéraires logiques et directs qui faciliteront l’orientation au moment de localiser la salle, d’y entrer et de s’y déplacer;
  • veiller à la présence d’une signalisation ou de supports visuels adéquats tout au long de l’itinéraire;
  • dans la salle de rencontre, faire en sorte que :
    • la lumière provenant des fenêtres ne l’éblouisse pas;
    • la lumière provienne de l’arrière de la salle si un éclairage d’appoint est ajouté;
    • le niveau d’éclairage soit suffisamment élevé pour faciliter la perception des repères visuels;
  • libérer la salle de toute entrave inutile.

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Arrivée de la personne

  • s’approcher d’elle en vous identifiant pour indiquer votre présence;
  • vérifier ses besoins;
  • la laisser décrire ce dont elle a besoin et la façon de lui être utile;
  • vérifier si elle désire que les participantes et les participants soient informés de son incapacité;
  • pour lui donner la main, lui indiquer que vous tendez la main;
  • lui décrire les lieux.

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On s’adresse à la personne

  • l’interpeller par son nom;
  • la regarder; elle vous entendra mieux si votre voix est projetée vers elle et elle vous situera plus facilement;
  • éviter de hausser la voix;
  • utiliser le vocabulaire que vous utiliseriez avec toute autre personne (par exemple, les mots « voir », « regarder » et « lire »);
  • éviter d’utiliser des gestes et des mimiques pour expliquer vos propos.

Savez-vous que?

Dans le cadre d’une conversation, une personne ayant une incapacité visuelle peut être confrontée à certaines difficultés puisqu’elle ne peut pas toujours percevoir les différents éléments de la communication non verbale. Par exemple, les gestes, la posture, l’expression faciale et d’autres mimiques ajoutent souvent une valeur importante au contenu d’un échange verbal et ne peuvent pas toujours être perçus par une personne ayant une incapacité visuelle.

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On guide la personne dans ses déplacements

Les méthodes de guidage peuvent être légèrement différentes d’une personne à l’autre. Avant de guider la personne ayant une incapacité visuelle dans ses déplacements, il est important de lui demander quels sont ses besoins et ses préférences.

  • si elle accepte ou demande votre aide, lui offrir votre bras de façon à ce qu’elle puisse le tenir au-dessus du coude. Cette façon de faire lui permettra de bien sentir les variations dans vos déplacements;
  • garder votre bras le long de votre corps avec un angle de 90 degrés;
  • prendre un demi-pas d’avance pour lui permettre de suivre vos mouvements et lui éviter les irrégularités du terrain;
  • se déplacer à une vitesse normale;
  • si elle est accompagnée d’un chien guide, lui demander où il convient de marcher;
  • faire une pause et l’aviser lorsqu’un obstacle ou une dénivellation se présente;
  • lui donner des informations verbales sur :
    • ce que vous avez l’intention de faire;
    • ce qui se passe autour de vous;
    • les objets environnants;
  • utiliser les mots « gauche », « droite », « devant », « derrière », « premier corridor » au lieu de « par ici » et « par-là »;
  • lors de l’utilisation d’un escalier :
    • faire une pause en arrivant à l’escalier, lui indiquer s’il faut monter ou descendre celui-ci et la mettre en contact avec une rampe ou un mur;
    • lui laisser le temps de trouver la première marche, puis commencer à monter ou à descendre l’escalier;
    • faire une pause lorsque l’escalier est franchi et la prévenir de la fin de l’escalier;
  • lorsque la circulation s’effectue dans un passage étroit, mettre votre bras dans votre dos, diminuer votre vitesse de marche et l'aviser de la situation;
  • à la rencontre d’une porte, mentionner de quel côté elle s’ouvre afin qu’elle puisse la tenir ouverte et la refermer derrière elle.

Lorsqu’on guide une personne ayant une incapacité visuelle dans ses déplacements, on ne doit pas :

  • tirer la personne par le bras ou par ses vêtements;
  • marcher derrière la personne;
  • pousser la personne.

Savez-vous que?

Tous les chiens guides sont entraînés pour marcher à gauche de leur maître.

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Attribution des places

  • réserver quelques sièges en face des présentateurs et des présentatrices pour faciliter son suivi lors de la rencontre;
  • s'assurer que la place qui lui est attribuée lui permette de bien voir tous les indices visuels pouvant l'aider à comprendre les éléments pertinents discutés;
  • respecter le fait qu’elle souhaite choisir elle-même la place où elle désire s’asseoir.

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Début de la rencontre

  • informer, si elle est d’accord, les participantes et les participants de son incapacité;
  • émettre la consigne que chacune et chacun devront se présenter avant de prendre la parole au cours de la rencontre;
  • lui mentionner lorsqu’on s’apprête à tamiser ou à éteindre l’éclairage.

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La personne a de la difficulté à lire

Les personnes ayant une incapacité visuelle avec une vision centrale ou en tunnel peuvent avoir besoin de se reculer ou de tenir les objets à bout de bras de manière à les voir plus clairement.

  • lui offrir de lire l’information à sa place;
  • si elle accepte ou le demande, lire les consignes à haute voix, sans commenter ni expliquer celles-ci et sans attirer l’attention de l’entourage;
  • si elle doit signer un formulaire, lui demander si elle a besoin d’aide. Dans l’affirmative, lui indiquer l’espace prévu pour sa signature en plaçant son doigt au début de la ligne.

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La personne a recours à un chien guide

  • éviter de saluer le chien guide;
  • se rappeler qu’elle est responsable du comportement et du contrôle de l’animal;
  • lui offrir de l’amener dans un endroit où le chien guide pourra demeurer avec elle;
  • considérer que le chien guide travaille; le distraire pourrait mettre la vie de la personne en danger;
  • s’abstenir de nourrir ou de toucher l’animal;
  • éviter de la questionner sur le chien guide et de commenter inutilement  cette question en dehors des besoins liés au service.

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Présence d’une accompagnatrice ou d’un accompagnateur

  • considérer l'accompagnatrice ou l’accompagnateur comme une personne-ressource et non comme une participante ou un participant;
  • s’adresser à elle et non à l’accompagnatrice ou à l’accompagnateur;
  • utiliser, comme dernier recours seulement, l’aide de l’accompagnatrice ou de l’accompagnateur pour comprendre ou être compris;
  • s’assurer que la conversation ne lui échappe pas si le recours à l’aide de l’accompagnatrice ou de l’accompagnateur s’est avéré nécessaire.

Savez-vous que?

Une accompagnatrice ou un accompagnateur peut être un parent, un membre de la famille ou toute personne désignée par la personne ayant une incapacité, quelle que soit la source de celle-ci.

L'accompagnatrice ou l'accompagnateur peut aider la personne à s'exprimer, à comprendre les situations et les messages, à se déplacer ou à réaliser des activités diverses comme effectuer des achats.

Un parent ou un membre de la famille peut donc être présent peu importe l’âge de la personne ayant une incapacité visuelle. Cela ne signifie pas nécessairement qu'elle ne peut se représenter.

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On utilise un support visuel

  • offrir un média substitut (par exemple, un document Word, un fichier texte ou un fichier « .htm »);
  • pour faire ressortir le texte, utiliser :
    • un arrière-plan mat;
    • des lettres noires sur un fond jaune ou blanc ou des lettres blanches sur un fond noir;
    • des images et des styles de mise en forme simples ou surdimensionnés en ce qui a trait aux signes et aux caractères imprimés;
  • pour faciliter la lecture du texte, éviter :
    • l’utilisation de tableaux et d’images;
    • les arrière-plans lavande, verts ou bleus;
    • les combinaisons « vert sur bleu » ou « orange sur rouge ».

Savez-vous que?

Il est préférable d’effectuer une présentation sans support visuel lorsqu’une personne ayant une incapacité visuelle est présente. Si l’on n’a pas le choix, il faut s’assurer que le support peut être lu par la personne ou lui offrir un média substitut.

En ce qui a trait à la communication sur support informatique, seuls un document Word, un fichier texte ou un fichier « .htm » peuvent être lus par l’intermédiaire d’une aide à la lecture. Il est conseillé de ne pas utiliser de tableaux, car leur lecture est laborieuse. Par ailleurs, un lecteur d’écran avec synthèse vocale ne peut décrire les images et il faut éviter l’utilisation d’une présentation de type PowerPoint.

En ce qui a trait à la communication de renseignements sur support papier, il peut être nécessaire de les fournir en gros caractères (la norme habituelle étant de 16 points pour les personnes ayant une incapacité visuelle), en braille ou en mode audio. Il convient de vérifier auprès de la personne ayant une incapacité visuelle pour connaître ses besoins.

En ce qui concerne le braille, au Québec, le Code braille français uniformisé pour la transcription des textes imprimés (CBFU) doit être utilisé lorsqu’il s’agit de transcrire une œuvre littéraire française.

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Mise à jour : 9 avril 2019

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