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Office des personnes handicapées du Québec

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Rencontres de groupe

Pour une personne avec Trouble du spectre de l’autisme

Avant la tenue de la rencontre

  • s’il est connu à l’avance qu’une personne ayant un trouble du spectre de l’autisme sera présente, communiquer avec elle pour connaître ses besoins particuliers;
  • lui faire parvenir les documents pour qu’elle puisse en prendre connaissance à l’avance;
  • surligner les points déterminants dans les documents pour faciliter l’appropriation des contenus;
  • accompagner les documents d’un résumé des points importants;
  • planifier le déroulement de la rencontre de façon à réduire la nécessité de prendre des notes;
  • prévoir des moyens de communication variés (par exemple, l’utilisation de pictogrammes, de photos, de bandes vidéo ou sonores, la présence d’invités spéciaux et l’écriture au tableau) pour soutenir l’attention de la personne;
  • faire appel à des notions visuelles dans votre résumé. 

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Choix du lieu de rencontre

  • choisir un lieu de rencontre où il existe un minimum de bruits environnants;
  • s’assurer d’avoir une salle dont l’éclairage permet de bien voir le visage des participantes et des participants.

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Aménagement du lieu de rencontre

  • planifier l’aménagement de la salle de façon à lui permettre de s’asseoir en avant avec l’accompagnatrice ou l’accompagnateur, le cas échéant;
  • respecter le fait qu’elle souhaite choisir elle-même la place où elle désire s’asseoir. 

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Arrivée de la personne

  • l’accueillir personnellement pour la mettre en confiance;
  • prendre le temps de se familiariser avec la façon dont elle s’exprime;
  • l’informer du déroulement de la rencontre;
  • si vous souhaitez que la participante et le participant prenne la parole, vérifier si elle est à l’aise de le faire;
  • lui indiquer que, si elle le désire, ses questions et ses commentaires pourront être adressés seul à seul à la fin de la rencontre afin de la rassurer.  Ses commentaires  auront une place, même s’ils ne sont pas communiqués en groupe. 

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Présence d’une accompagnatrice ou d’un accompagnateur

  • considérer l’accompagnatrice ou l’accompagnateur comme une personne-ressource et non comme une participante ou un participant;
  • s’adresser à elle et non à l’accompagnatrice ou à l’accompagnateur;
  • clarifier et confirmer le rôle de l'accompagnatrice ou l'accompagnateur;
  • informer l’accompagnatrice ou l’accompagnateur du déroulement de la rencontre;
  • utiliser, comme dernier recours seulement, l’aide de l’accompagnatrice ou de l’accompagnateur pour comprendre ou être compris;
  • s’assurer que la conversation ne lui échappe pas si le recours à l’aide de l’accompagnatrice ou de l’accompagnateur s’est avéré nécessaire. 

Savez-vous que?

Une accompagnatrice ou un accompagnateur peut être un parent, un membre de la famille ou toute personne désignée par la personne ayant une incapacité, quelle que soit la source de celle-ci.

L'accompagnatrice ou l'accompagnateur peut aider la personne à s'exprimer, à comprendre les situations et les messages, à se déplacer ou à réaliser des activités diverses comme effectuer des achats.

Un parent ou un membre de la famille peut donc être présent peu importe l’âge de la personne ayant un trouble du spectre de l'autisme. Cela ne signifie pas nécessairement qu'elle ne peut se représenter.

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Début de la rencontre

  • demander à chacune et à chacun d’utiliser un débit vocal régulier ainsi que de s’exprimer clairement et sans acronyme, si possible;
  • émettre la consigne qu’une seule participante ou un seul participant à la fois devra parler au cours de la rencontre.

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Lorsque vous prenez la parole

  • utiliser :
    • un langage simple et clair pour l’ensemble des participantes et des participants;
    • une bonne intonation pour maintenir son attention;
    • des phrases courtes;
  • parler à un rythme normal;
  • s’en tenir aux points importants;
  • être attentif à son langage non verbal;
  • si elle ne vous a pas bien compris, reprendre vos propos en utilisant des mots différents.

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Lorsque la personne prend la parole

  • lui donner le temps de s’exprimer sans l’interrompre;
  • vérifier si vous avez bien compris ce qu’elle exprime en reformulant ses propos à l’aide de questions courtes et simples auxquelles elle peut répondre par « oui » ou « non » au besoin. 

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Lorsqu’une question est posée au groupe

  • être précis dans les tours de rôle afin qu’elle sache clairement le moment où elle peut prendre la parole et où elle doit laisser la parole à d’autres personnes;
  • valider les idées comprises de la conversation et compléter avec de l’information additionnelle au besoin. 

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Lorsque la personne adresse une question ou un commentaire seul à seul à la fin de la rencontre

  • prendre le temps de se familiariser avec la façon dont elle s’exprime;
  • lui donner le temps de formuler sa question sans l’interrompre;
  • vérifier si vous avez bien compris ce qu’elle exprime en reformulant ses propos à l’aide de questions courtes et simples auxquelles elle peut répondre par « oui » ou « non »;
  • lui demander de confirmer que vous avez bien compris.

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Lorsqu’on s’adresse à la personne individuellement à la fin de la rencontre

  • se placer en face d’elle et à la même hauteur;
  • parler d’un sujet à la fois;
  • employer un vocabulaire facile à comprendre;
  • faire des phrases claires et courtes;
  • éviter les jeux de mots ou les expressions à double sens (par exemple, « Prendre ses jambes à son cou »;
  • surligner l’information pertinente sur un document (par exemple, un rapport, un dépliant ou un formulaire);
  • vérifier si elle a bien compris vos propos en lui posant des questions auxquelles elle peut répondre par autre chose que « oui » ou « non ». L’inviter à reformuler vos propos (par exemple, lui demander : « Dites-moi ce que vous avez compris à propos de… » au lieu de « Avez-vous compris ce que je viens de dire? » ou « Avez-vous compris que…? »);
  • si elle ne répond pas à votre question :
    • ne pas interpréter l’absence de réponse immédiate comme un manque de coopération;
    • ne pas tenter de deviner sa réponse;
  • si elle comprend vos propos, lui confirmer;
  • si elle ne comprend pas votre question :
    • la reformuler autrement en la simplifiant ou en l’expliquant;
    • utiliser des photos, des images, des dessins ou des pictogrammes;
    • lui écrire, à l’aide de mots ou de phrases simples. 

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La personne doit prendre une décision

  • prévoir du temps avec elle à la fin de la rencontre;
  • vérifier sa compréhension sur chacune des options ainsi que sur les conséquences en lui posant des questions auxquelles elle peut répondre par autre chose que « oui » ou « non ». L’inviter à expliquer, dans ses mots, chacune des options ainsi que les conséquences correspondantes (par exemple, lui demander : « Dites-moi ce que vous avez compris à propos de l’option… »);
  • éviter :
    • de suggérer des réponses;
    • les jeux de mots ou les expressions à double sens (par exemple, « Prendre ses jambes à son cou »);
  • si elle comprend, lui confirmer;
  • si elle ne comprend pas une option et ses conséquences :
    • les reformuler autrement en les simplifiant;
    • lui donner des exemples de conséquences;
    • utiliser des photos, des images, des dessins ou des pictogrammes;
    • lui écrire, à l’aide de mots ou de phrases simples;
  • lorsqu’il y a un doute sur sa compréhension :
    • lui proposer un autre rendez-vous et lui suggérer d’amener une accompagnatrice ou un accompagnateur avec elle;
    • si elle accepte :
      • lui écrire clairement sur une feuille la date et l'heure de la prochaine rencontre ainsi que les différentes options qui s’offrent à elle;
      • lui surligner l’information pertinente sur un document (par exemple, un rapport, un dépliant ou un formulaire);
      • lui suggérer de prendre connaissance de l'information avec ses proches avant la prochaine rencontre.

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Mise à jour : 9 avril 2019

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