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Office des personnes handicapées du Québec

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Rencontres de groupe

Pour une personne avec trouble grave de santé mentale

Avant la tenue de la rencontre

  • s’il est connu à l’avance qu’une personne ayant un trouble grave de santé mentale sera présente, communiquer avec elle pour connaître ses besoins particuliers;
  • lui faire parvenir les documents pour qu’elle puisse en prendre connaissance à l’avance;
  • accompagner les documents d’un résumé des points pertinents (par exemple, l’objectif de la rencontre, le nombre minimum et maximum de participantes et de participants, les avantages de participer, etc).

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Avant de débuter la rencontre

  • nommer des responsables pour aider la personne dans le cas où il serait opportun de le faire (par exemple, se retirer de la rencontre momentanément pour lui venir en aide).

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L'attitude et les gestes de la personne montrent qu'elle est dans un état anormal ou d'agressivité

  • rester calme;
  • demander à son accompagnatrice, à son accompagnateur ou aux personnes nommées à cet effet de se retirer du groupe avec elle;
  • annoncer une pause et se retirer du groupe avec elle.

Savez-vous que?

En général, certaines attitudes sont aidantes alors que d’autres sont nuisibles lorsqu’on communique et qu’on interagit avec une personne ayant un trouble grave de santé mentale.

Les attitudes aidantes :

  • demeurer calme;
  • être généreux quant au temps accordé à la personne, particulièrement lors de l’accueil;
  • faire de l’écoute active : empathie, acceptation inconditionnelle, authenticité, chaleur, démonstration de sa compréhension;
  • demander des clarifications;
  • faire voir les différentes possibilités;
  • éviter les situations de panique, rassurer la personne.

Les attitudes nuisibles :

  • donner des ordres, diriger;
  • avertir, mettre en garde;
  • moraliser, faire la leçon;
  • imposer des choix;
  • persuader par la logique;
  • juger, blâmer, être en désaccord;
  • complimenter, approuver sans fondement;
  • ridiculiser, amuser, distraire;
  • toucher la personne.

Attention!

Ne pas laisser les personnes vous imposer des conditions en ce qui concerne les services que vous offrez et l’aide que vous pouvez leur apporter. Savoir dire non à une personne ayant un trouble grave de santé mentale est utile dans les cas où elle :

  • fait des demandes qui semblent irréalistes (déraisonnables);
  • veut des garanties que vous n’êtes pas en mesure de donner;
  • exige des conseils que vous n’êtes pas en mesure d’offrir;
  • pose des questions qui vous rendent inconfortable;
  • est verbalement abusive;
  • envahit votre espace vital;
  • semble toujours répliquer (par exemple, en disant : « oui, mais… » à tous vos propos).

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Lorsqu'on doit se retirer du groupe avec la personne qui est dans un état anormal

  • rester calme;
  • l'amener dans un endroit exempt de distractions;
  • maintenir une distance de trois à cinq pieds entre vous et la personne;
  • porter une attention à ses paroles et à ses émotions;
  • respecter :
    • sa sécurité;
    • son autonomie;
    • son rythme;
    • son confort;
    • son besoin d'être comprise;
  • éviter de la laisser imposer ses conditions :
    • lui laisser savoir que vous entendez sa demande;
    • lui dire le plus clairement et poliment possible :
      • « non »;
      • ce que vous ne pouvez pas faire (par exemple, « Je ne peux pas faire…parce que… » ou « Je ne veux pas » selon les circonstances);
      • ce qu'il est possible de faire;
  • discerner le genre de ses propos :
    • ils sont irréels (par exemple, elle crie toute seule, elle dit voir des animaux ou des monstres ou elle dit être en contact avec Dieu) :
      • mettre des mots sur ses émotions ou ses comportements (par exemple, « Vous me semblez nerveuse »);
      • lui dire que vous entendez ce qu'elle exprime sans l'approuver (par exemple, « Je vous crois quand vous dites que vous voyez un monstre, mais je ne le vois pas »);
      • lui mentionner que ce qu'elle dit ne fait pas partie de votre réalité;
      • lui demander de préciser son besoin ou ce qu'elle attend de vous;
    • ils sont confus (par exemple, elle passe d'une idée à l'autre sans suite logique ou elle est incapable de se concentrer très longtemps sur une idée) :
      • tenter de communiquer avec des gestes apaisants;
      • lui mentionner que vous ne comprenez pas ce qu'elle tente d'exprimer;
      • lui donner des points de repère (par exemple, « Vous êtes dans les locaux de... »);
      • lui demander si vous pouvez contacter un proche qui pourrait l'aider;
    • ils déforment la réalité ou sont accusateurs (par exemple, elle dit qu'on la suit ou elle voit des motifs cachés dans les comportements des autres) :
      • lui mentionner les comportements que vous observez chez elle (par exemple, « Je vois que vous avez peur »);
      • lui dire que vous entendez ce qu'elle exprime sans l'approuver (par exemple, « Je vous crois quand vous dites que vous êtes menacé, mais ce n'est pas mon cas »);
      • lui dire que vous préférez qu'elle change de sujet;
      • lui suggérer de se confier à une personne en qui elle a confiance;
    • ils sont pessimistes ou sous-entendent qu'elle veut mettre fin à sa vie :
      • la prendre au sérieux;
      • insister sur la nécessité qu'elle fasse appel à une ressource spécialisée (par exemple, les services de santé);
      • informer les services d'urgence si elle vous mentionne qu'elle veut se suicider et qu'elle précise le lieu, le moment et comment elle a prévu le faire;
      • éviter de la laisser repartir seule si vous soupçonnez qu'elle va passer à l'acte;
    • ils démontrent de la panique :
      • prendre ses peurs au sérieux;
      • lui demander de respirer lentement et lui donner l'exemple au besoin;
      • identifier ce qui peut la rassurer dans l'immédiat (par exemple, s'asseoir, parler ou contacter un proche);
      • attendre que l'état de panique s'estompe;
      • contacter les services d'urgence si elle demeure dans un état de panique extrême;
  • lui proposer un autre rendez-vous et lui suggérer d'amener une accompagnatrice ou un accompagnateur avec elle au besoin;
  • ne pas hésiter à demander du soutien ou à contacter les services de santé ou d'urgence au besoin.

Savez-vous que?

La personne qui a un trouble grave de santé mentale peut être dans l'un des états suivants:

  • Agressivité et hostilité : l'agressivité et l'hostilité se caractérisent par un comportement inamical, voire menaçant, faisant craindre un passage imminent à un acte violent.
  • Panique : la panique se caractérise par une terreur extrême, soudaine et souvent irraisonnée.
  • Paranoïa : la paranoïa est une déformation de la réalité parfois présentée d'une façon logique et convaincante.

Elle peut aussi avoir une ou des :

  • Hallucinations : une hallucination est un dérèglement du système sensoriel qui se manifeste par la conviction d'entendre, de voir, de goûter, de toucher, de sentir ou de ressentir des choses qui n'existent pas.
  • Humeur dépressive et idées suicidaires : l'humeur dépressive se caractérise notamment par un manque d'entrain et une perte d'intérêt pour la vie. Elle est souvent accompagnée d'idées suicidaires.
  • Idées de grandeur : les idées de grandeur se caractérisent par une exagération parfois convaincante de la personne quant à sa valeur, son pouvoir, son savoir, son identité ou ses liens avec une divinité ou une célébrité.
  • Pensées confuses : les pensées confuses se caractérisent par l'incapacité à penser et à s'exprimer clairement, de façon cohérente et logique.

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Lorsqu'on doit se retirer du groupe avec la personne qui est dans un état d'agressivité

  • rester calme;
  • respecter son besoin d’être comprise;
  • ne pas chercher à l’affronter;
  • l'amener dans un endroit tranquille et sécuritaire;
  • maintenir une distance de trois à cinq pieds entre vous et la personne;
  • demeurer près d'une sortie ou dans un endroit où il est possible de quitter rapidement;
  • repérer les objets avec lesquels elle pourrait blesser quelqu'un;
  • respecter :
    • sa sécurité;
    • son autonomie;
    • son rythme;
    • son confort;
  • porter attention à son langage non verbal;
  • utiliser une écoute active :
    • stimuler l’expression de son message sans l’interrompre;
    • l’encourager à communiquer (par exemple, en disant, « Je vois »);
    • effectuer des paraphrases, soit :
      • en reprenant dans vos mots ce qu’elle dit;
      • en répétant les derniers mots ou l’idée du sujet;
    • mettre des mots sur ses émotions;
    • vérifier votre compréhension de ses propos à l’aide de questions auxquelles elle peut répondre par autre chose que « oui » ou « non »;
    • tolérer les silences à défaut de trouver les mots qu’il faut pour la stimuler ou la rassurer;
  • éviter de :
    • la raisonner;
    • lui faire la morale;
    • élever la voix pour vous faire comprendre;
  • lui signaler que ses gestes sont violents;
  • ne pas chercher à la maîtriser;
  • ne pas hésiter à aller chercher de l'aide ou à contacter les services d'urgence au besoin.

Savez-vous que?

Reformuler les propos  permet de rassurer la personne ayant un trouble grave de santé mentale quant à l’écoute et la compréhension de son message. Cela stimule l’échange et facilite le rapport avec la personne.

De plus, il est préférable de ne rien dire plutôt que d’improviser maladroitement. Les silences ont souvent leur place et s’avèrent habituellement bénéfiques. Les silences permettent de réfléchir et de faire une pause.

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La personne doit prendre une décision

  • vérifier la compréhension des participantes et des participants sur chacune des options ainsi que sur les conséquences à l'aide de questions auxquelles ils peuvent répondre par autre chose que « oui » ou « non »;
  • si la personne ne comprend pas une option et ses conséquences :
    • les reformuler autrement;
    • fournir des explications supplémentaires.

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Un doute subsiste à la fin de la rencontre quant à la compréhension de la personne

  • prévoir du temps avec elle à la fin de la rencontre;
  • lui expliquer clairement les différentes options et les conséquences qui s’offrent à elle afin qu’elle prenne la décision la plus éclairée possible;
  • vérifier sa compréhension sur les éléments clés de la rencontre ou sur chacune des options ainsi que sur les conséquences si elle doit prendre une décision :
    • lui poser des questions auxquelles elle peut répondre par autre chose que « oui » ou « non ». L’inviter à expliquer, dans ses mots, chacune des options ainsi que les conséquences correspondantes (par exemple, lui demander : « Dites-moi ce que vous avez compris à propos de l’option… »);
    • éviter de suggérer des réponses;
  • si elle comprend, lui confirmer;
  • si elle ne comprend pas le message ou une option et ses conséquences :
    • les reformuler autrement;
    • lui donner des exemples;
  • si un doute persiste et qu’elle doit prendre une décision :
    • lui proposer un autre rendez-vous et lui suggérer d’amener une accompagnatrice ou un accompagnateur avec elle;
    • si elle accepte :
      • lui écrire clairement sur une feuille la date et l'heure de la prochaine rencontre, les différentes options qui s’offrent à elle ainsi que les conséquences;
      • lui surligner l’information pertinente sur un document (par exemple, un rapport, un dépliant ou un formulaire);
      • lui suggérer de prendre connaissance de l'information avec ses proches avant le prochain rendez-vous.

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Mise à jour : 9 avril 2019

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