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Personne ayant une incapacité auditive

Comprendre l’incapacité

Définitions

Incapacité auditive

L’audition se définit comme l’aptitude à percevoir les stimuli sonores : les sons, la parole, les bruits et la musique.

L’incapacité auditive se manifeste notamment par la difficulté à entendre ce qui se dit dans une conversation avec une autre personne, dans une conversation avec au moins trois personnes ou dans une conversation téléphonique avec une prothèse auditive, s’il y a lieu.

Par ailleurs, la personne ayant une incapacité auditive peut avoir de la difficulté à entendre :

  • la sonnerie d’un téléphone ou les messages enregistrés sur un répondeur téléphonique automatisé;
  • une annonce effectuée par l’intermédiaire d’un interphone et d’un microphone;
  • une indication vocale dans un ascenseur;
  • une alarme indiquant un incendie ou une évacuation.

Même si une personne utilise une aide auditive comme une prothèse auditive ou un implant cochléaire, elle n’entend pas tout. Par conséquent, la communication avec elle nécessite des ajustements. Il en est de même pour son contact avec le monde sonore dans un but d’autonomie et de sécurité.

Personne sourde

La personne sourde a une surdité permanente pouvant varier de sévère à profonde. Son accès au monde sonore est limité. Elle ne peut percevoir les sons. Elle peut avoir appris à parler même si la surdité était présente à la naissance ou était survenue avant l’acquisition du langage.

Savez-vous que?

Un implant cochléaire peut permettre à un enfant sourd de naissance de développer la parole.

Toutefois, comme l’apprentissage de la parole est ardu pour la personne sourde en bas âge, elle peut utiliser une langue des signes pour communiquer, comme la langue des signes québécoise (LSQ), l’American Sign Language (ASL), ou la lecture labiale.Par ailleurs, la langue parlée complétée (LPC) est parfois utilisée en milieu scolaire, afin d’aider la personne ayant une incapacité auditive à apprendre la langue orale. 

Attention!

Dans le cas d'une personne sourde utilisant une langue des signes pour communiquer, la langue parlée devient une langue seconde, sauf en ce qui concerne la langue parlée complétée qui est un mode de communication en soutien à la langue orale. Cependant, elle peut très bien maîtriser le langage écrit.

Toutefois, il est bon de savoir qu'un grand nombre de personnes sourdes a de la difficulté à utiliser le langage écrit. Il est important de s'en rappeler afin d'adapter les services en conséquence.

Personne devenue sourde

La personne devenue sourde ne l’était pas à la naissance. Cette incapacité est survenue au cours de sa vie. L’expression « devenue sourde » est souvent utilisée pour les personnes ayant acquis une surdité importante après avoir appris à parler. Pour transmettre un message, la personne devenue sourde utilisera la parole. Pour recevoir un message, elle peut avoir recours à la lecture labiale. 

Savez-vous que?

Près du tiers (32 %) des personnes ayant une incapacité auditive déclarent lire sur les lèvres.

En complément ou non de ces deux modes de communication, pour transmettre ou recevoir un message, elles peuvent :

  • utiliser une langue des signes (par exemple, la langue des signes québécoise (LSQ) ou l’American Sign Language (ASL));
  • utiliser la langue parlée complétée (LPC );
  • faire usage de l’écriture;
  • se servir de gestes et de signes d’usage courant. 

Personne malentendante

La personne malentendante a une surdité qui peut varier de légère à sévère. Elle utilise son acuité auditive résiduelle pour entendre. Elle n’entend pas tous les sons. Elle pourrait avoir recours à l’aide auditive appropriée à sa condition qui requiert généralement :

  • une ou deux prothèses auditives;
  • un ou deux implants cochléaires;
  • la combinaison d’une prothèse auditive et d’un implant cochléaire. 

Savez-vous que?

Une prothèse auditive permet, lors de la réception d’un message, une amplification des sons que la personne entend encore. Si une personne a perdu la capacité d’entendre certains sons, il sera impossible pour elle de les entendre à nouveau.

De plus, une prothèse auditive amplifie les sons; elle n’améliore pas leur clarté. Lors d’une conversation, la personne peut avoir de la difficulté à localiser les sons dans l’espace, ne pas distinguer les sons et leur clarté ainsi que perdre quelques mots.

Pour s’exprimer, elle utilise principalement la parole. Toutefois, pour la transmission ou la réception d’un message, elle peut choisir :

  • d’utiliser la lecture labiale;
  • d’avoir recours à une langue des signes (par exemple, la langue des signes québécoise (LSQ) ou l’American Sign Language (ASL));
  • de faire usage de l’écriture;
  • d’utiliser des gestes et des signes d’usage courant. 

Mots appropriés à employer

Une meilleure connaissance de la situation des personnes handicapées et l’évolution de leur contribution dans la société se sont accompagnées d’une évolution des mots employés pour les désigner.

Des termes présentant une image négative des personnes handicapées ont été remplacés par ceux qui traduisent mieux leur réalité. C’est ainsi que l’usage de l’expression « personne handicapée » au lieu de « déficient », « handicapé », « malade », « invalide », « infirme » etc., a marqué une étape dans l’évolution des mentalités. 

L’utilisation du mot « personne » suggère de considérer d’abord et avant tout l’individu avec toutes les caractéristiques (sexe, âge, intérêts, etc.) qui le composent. Son type d’incapacité n’est qu’une de ses caractéristiques. Par conséquent, on ne parle plus de :

  • « sourd », mais de « personne sourde »;
  • « devenu sourd », mais de « personne devenue sourde »;
  • « malentendant », mais de « personne malentendante ».

Par ailleurs, les expressions « personne ayant une incapacité auditive » ou « personne ayant une incapacité liée à l’audition » sont aussi appropriées.

Savez-vous que?

L’emploi du terme « Sourd » avec la majuscule met en évidence une spécificité culturelle. Il est utilisé comme un nom propre. Un « Sourd » designe toute personne ayant une surdité permanente qui utilise la langue des signes québécoise (LSQ) et qui s’identifie elle-même à la communauté sourde.

Le mot « sourd » avec la minuscule est utilisé comme adjectif qualificatif qui spécifie le degré de surdité d’une personne. On dit « personne sourde » ou une « personne devenue sourde ».

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Mise à jour : 9 avril 2019

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