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Personne ayant une incapacité intellectuelle

Comprendre l’incapacité

Définition

Incapacité intellectuelle

L'incapacité intellectuelle est caractérisée par des incapacités significatives liées au :

  • Fonctionnement intellectuel
    • difficulté à comprendre des concepts abstraits ou à anticiper les conséquences d'une action.
  • Comportement adaptatif
    • lacunes sur le plan des habiletés conceptuelles, sociales et pratiques, comme par exemple :
      • l'utilisation des concepts liés à l'argent;
      • les interactions sociales;
      • la tenue d'activités quotidiennes comme la préparation d'un repas, les tâches ménagères, ainsi que les soins personnels.

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Attention!

L’incapacité intellectuelle est un état et non une maladie.  Elle n’est pas nécessairement une source de souffrance ou de malaise.  La personne ayant une incapacité intellectuelle peut apprendre et comprendre à divers degrés.  Elle possède des aptitudes, des habiletés et des compétences qu’elle peut développer elle-même ou avec un soutien approprié.

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Mots appropriés à employer

Une meilleure connaissance de la situation des personnes handicapées et l’évolution de leur contribution dans la société se sont accompagnées d’une évolution des mots employés pour les désigner.

Des termes présentant une image négative des personnes handicapées ont été remplacés par ceux qui traduisent mieux leur réalité. C’est ainsi que l’usage de l’expression « personne handicapée » au lieu de « déficient », « handicapé », « malade», « invalide », « infirme » etc., a marqué une étape dans l’évolution des mentalités.

L’utilisation du mot « personne » suggère de considérer d’abord et avant tout l’individu avec toutes les caractéristiques (sexe, âge, intérêts, etc.) qui le composent. Son type d’incapacité n’est qu’une de ses caractéristiques. Par conséquent, on ne parle plus de : « fou », « déficient mental », « retardé », « débile » ou « malade mental », mais de « personne ayant une incapacité intellectuelle ».

En connaître davantage sur la définition de « personne handicapée »

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Indices que l’on peut observer

En personne ou au téléphone, la personne ayant une incapacité intellectuelle, lorsqu’elle vous fait part de ses difficultés, pourrait présenter les indices suivants :

  • problèmes :
    • de jugement, de mémorisation et de concentration;
    • d’application des connaissances acquises à une nouvelle situation;
    • de perception de l’ensemble d’une situation, d’association de différentes idées dans un tout;
    • de compréhension des concepts abstraits ou de communication au sens figuré (par exemple, « être dans la lune » signifie pour la personne d’être physiquement à l’intérieur de la lune);
    • de reconnaissance des similarités et des différences entre des objets;
  • tendance à :
    • imiter;
    • sauter d’une activité à l’autre;
    • être impatiente.

De plus, la personne peut avoir de la difficulté à :

  • s’exprimer;
  • se situer dans l’espace;
  • fixer et maintenir son attention sur une longue période;
  • évaluer le temps;
  • maîtriser :
    • les règles de communication et de vocabulaire;
    • la lecture et l’écriture;
  • suivre les conventions sociales et les règles sous-entendues.

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Attitudes à adopter

De façon générale, l’accueil est une activité centrée sur la personne et repose sur votre implication. Bien accueillir, c’est faire preuve d’écoute, c’est comprendre et évaluer le besoin de la personne, c’est lui répondre adéquatement ou l’orienter vers l’intervenant, l’intervenante ou le service pertinent.

Une composante essentielle de l’accueil est la relation humaine. Les qualités et les compétences requises sont : la courtoisie, la disponibilité, la flexibilité, la diplomatie, la patience et la capacité d’analyse et d’adaptation à son interlocuteur ou à son interlocutrice.

De plus, les connaissances techniques et documentaires ainsi que l’identification des services et des personnes susceptibles de répondre au besoin de la personne font partie d’une bonne pratique d’accueil.

En personne ou au téléphone, pour améliorer les interactions et la communication avec une personne ayant une incapacité intellectuelle, il est préférable d’adopter les attitudes suivantes :

  • l’approcher avec respect en la considérant au même titre que toute autre personne;
  • être attentif et accueillant;
  • lui demander si elle désire obtenir de l’aide avant de présumer qu’elle en a besoin;
  • respecter sa façon de communiquer;
  • être attentif à ses comportements non verbaux;
  • éviter de parler à sa place;
  • faire preuve de souplesse à son égard;
  • offrir un service qui vise d’abord à répondre à ses besoins;
  • faire une chose à la fois afin de lui accorder toute votre attention;
  • la laisser prendre ses propres décisions;
  • être discret quant à son incapacité ou la cause de celle-ci. Ne pas poser de questions à ce sujet, à moins qu’il ait manifestement trait au service offert et à ses besoins;
  • si elle vous révèle son incapacité, traiter cette information de façon confidentielle, à moins d’avoir obtenu de sa part la permission d’en parler;
  • respecter le rôle des accompagnatrices et des accompagnateurs.

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Attention!

  • aux témoignages de pitié : ils sont blessants, car ils renvoient à la personne une image d’elle-même où elle apparaît incapable, faible, démunie, etc.;
  • aux propos et aux gestes qui infantilisent : un adulte qui s’exprime peu et qui nécessite du soutien demeure un adulte;
  • au contrôle : décider pour l’autre ou faire à sa place, même en étant bien intentionné, enlève à la personne du pouvoir sur sa vie.

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Conseils pour accueillir et servir la personne

On accueille la personne

  • s’identifier;
  • lui demander si elle a besoin d’aide;
  • attendre qu'elle accepte votre aide;
  • la laisser exprimer ce dont elle a besoin et la façon de lui être utile;
  • s’accorder le temps nécessaire pour la servir;
  • respecter son rythme et prendre le temps de la comprendre;
  • privilégier un endroit tranquille et privé lorsqu’il y a trop de distractions à l’endroit où vous êtes;
  • soutenir son attention;
  • sourire : l’expression avenante de votre visage la mettra en confiance;
  • l’informer si vous ne comprenez pas ou si vous vous sentez mal à l’aise par rapport à une situation;
  • demander du soutien ou lui proposer un autre rendez-vous au besoin.

On s’adresse à la personne

La communication orale simplifiée signifie que, pour des communications orales claires et simples, le message doit être adapté à l’interlocuteur, à l’interlocutrice ou à l’auditoire. Avec certains interlocuteurs ou certaines interlocutrices, il faut tenir compte du niveau de compréhension et prendre l’habitude de vérifier si le message est bien compris.

  • éviter :
    • d’avoir un objet dans la bouche;
    • de manger ou de mâcher de la gomme;
  • poser une question ou discuter d’un sujet à la fois;
  • utiliser :
    • un vocabulaire facile à comprendre;
    • des phrases claires et courtes;
  • éviter les jeux de mots ou les expressions à double sens (par exemple, « Prendre ses jambes à son cou »);
  • commencer par une notion simple et augmenter graduellement la complexité;
  • si plusieurs questions sont posées simultanément, mentionner laquelle est répondue (par exemple, lui dire : « En réponse à votre question…, je… »);
  • porter une attention à la capacité de mémorisation de la personne;
  • prévoir plusieurs courts appels plutôt qu’un très long si nécessaire;
  • vérifier si elle a bien compris votre message en lui posant des questions auxquelles elle peut répondre par autre chose que « oui » ou « non ». L’inviter à dire dans ses mots vos propos (par exemple, lui demander : « Dites-moi ce que vous avez compris à propos de… » au lieu de « Avez-vous compris ce que je viens de dire? » ou « Avez-vous compris que…? »);
  • si elle ne répond pas à votre question :
    • ne pas interpréter l’absence de réponse immédiate comme un manque de coopération;
    • ne pas tenter de deviner sa réponse;
    • répéter la question ou la reformuler autrement;
  • si elle comprend votre message, lui confirmer;
  • si elle ne comprend pas votre message :
    • le reformuler autrement;
    • fournir des explications supplémentaires;
    • utiliser des exemples simples;
  • prévoir des rappels ou un envoi postal si une date ou de l’information importante doit être retenue (par exemple, lui poster un dépliant sur lequel l’information pertinente est surlignée).

Attention!

Le téléphone peut constituer un obstacle supplémentaire à une communication efficace. On ne voit pas les expressions faciales ou corporelles de la personne à qui l'on parle. Il est donc important de s’assurer qu’elle comprenne bien le message transmis.

La personne parle

  • prendre le temps de se familiariser à la façon dont elle s’exprime;
  • lui donner le temps d’exprimer son besoin sans l’interrompre;
  • vérifier si vous avez bien compris ce qu’elle exprime en reformulant ses propos à l'aide de questions courtes et simples auxquelles elle peut répondre par « oui » ou par « non »;
  • lui demander de confirmer que vous avez bien compris.

La personne doit prendre une décision 

  • éviter les jeux de mots ou les expressions à double sens (par exemple, « Prendre ses jambes à son cou »);
  • lui expliquer clairement les différentes options et les conséquences qui s’offrent à elle afin qu’elle prenne la décision la plus éclairée possible;
  • vérifier sa compréhension sur chacune des options ainsi que sur les conséquences en lui posant des questions auxquelles elle peut répondre par autre chose que « oui » ou « non ». L’inviter à expliquer dans ses mots chacune des options et les conséquences correspondantes (par exemple, lui demander : « Dites-moi ce que vous avez compris à propos de l’option… »);
  • éviter de suggérer des réponses;
  • si elle comprend, lui confirmer;
  • si elle ne comprend pas une option et ses conséquences :
    • les reformuler autrement en les simplifiant;
    • lui donner des exemples de conséquences;
    • utiliser des photos, des images, des dessins ou des pictogrammes;
    • lui écrire, à l’aide de mots ou de phrases simples;
  • lorsqu’il y a un doute sur sa compréhension :
    • lui proposer un autre rendez-vous et lui suggérer d’emmener une accompagnatrice ou un accompagnateur avec elle;
    • si elle accepte :
      • lui écrire clairement sur une feuille la date et l'heure de la prochaine rencontre ainsi que les différentes options qui s’offrent à elle;
      • lui surligner, le cas échéant, l’information pertinente sur un document (par exemple, un rapport, un dépliant ou un formulaire);
      • lui suggérer de prendre connaissance de l'information avec ses proches avant la prochaine rencontre.

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Savez-vous que…?

Lorsqu'une personne handicapée le requiert, un ministère ou un organisme public voit à lui offrir :

  • un moyen de communication adapté adéquat pour donner accès à une information ou à un service;
  • un service d'assistance pour lui permettre d'accomplir les démarches administratives nécessaires à la prestation d'un service offert (par exemple, pour remplir un formulaire ou un questionnaire administratif).

Un ministère ou un organisme public qui offre des services directement à la population ou qui est le principal responsable d'une activité doit s'assurer de l'assistance d'interprètes visuels qualifiés (gestuels, oralistes ou autres), lorsque requis.

De plus, un ministère ou un organisme public ne peut, en aucun cas, exiger aux personnes handicapées des frais supplémentaires associés à l’adaptation d’un document ou d’un service offert au public. Ces mesures se retrouvent dans la politique gouvernementale L'accès aux documents et aux services offerts au public pour les personnes handicapées qui s'adresse à tous les ministères et les organismes publics. Le but de la politique est la mise en place au sein de l'Administation publique de toutes les conditions qui permettront aux personnes handicapées d'avoir accès, en toute égalité, aux services et aux documents offerts au public. 

En connaître davantage sur les mesures reliées aux deux orientations de la politique

Par ailleurs, les organismes gouvernementaux, municipaux, scolaires, les établissements ainsi que les personnes exploitant une entreprise dans le secteur privé doivent faire preuve d'accommodement dans le cadre de l'accès aux documents et aux services ordinairement offerts au public. Il s'agit d'une obligation légale découlant du droit à l'égalité. Cette obligation d'accommodement est également reprise expressément en matière d'accès aux documents dans la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnelsCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.  (chapitre A-2.1) ainsi que dans la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privéCe contenu Web externe, qui s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, peut comporter des obstacles à l'accessibilité puisqu'il est hébergé dans un autre site Web.  (chapitre P-39).

En connaître davantage sur les accommodements raisonnables

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Mise à jour : 23 avril 2019

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